(Luc 8, 4-15)
Saint Luc fait précéder cette parabole par une phrase qui nous désigne quel est l’auditoire de Jésus : une grande foule, de toutes les villes. Il veut nous indiquer par là que la Parole de Dieu n’est pas semée seulement sur la terre d’Israël, pour les juifs, mais elle se répand dans tout l’univers. Elle est venue chez nous, il y a 150 ans et elle a produit des fruits excellents dans notre Eglise.
Mais ce n’est pas dans l’Eglise catholique seule que Jésus parle, c’est dans toute conscience humaine, créée à l’image de Dieu et capable de développer en elle toutes les qualités que Dieu y a déposé à notre conception.
Il y a en tout homme, un terreau fertile, qui ne demande qu’à accueillir les graines semées par Dieu et à les faire grandir. Je souhaiterai que le chrétien soit plus attentif à toutes les qualités qu’il possède plutôt qu’aux défauts qu’il a laissé grandir en lui et sur lesquels il passe trop de temps à se lamenter et à gémir.
Dans un champ quel qu’il soit, en France ou en Afrique, toute terre contient des herbes, des cailloux, des ronces, et le travail de l’agriculteur consiste toujours à améliorer sa terre pour qu’elle produise davantage et le paysan est fier lorsqu’il a transpiré beaucoup pour voir une récolte merveilleuse sortir de terre.
Ne soyons pas étonnés de voir en nous des défauts qui nous empêchent d’être attentifs à la Parole de Dieu. Les efforts pour vivre cette Parole doivent nous remplir de joie et de fierté. Essayer de demeurer « irréprochable et droit », comme nous l’ordonne Saint Paul dans la première lecture à Timothée, doit nous stimuler et créer entre nous une certaine émulation pour toujours progresser sur le chemin de la perfection « jusqu’au moment où se manifestera notre Seigneur Jésus Christ. »
Le Seigneur a semé le bon grain à profusion, dans notre âme et dans le monde. Rendons grâce pour sa générosité et mettons tous nos talents au service de nos frères, de notre Eglise, de notre pays.
Père André CHAUVIN, SMA