Méditation du Samedi 17 Juillet 2010

Michée 2, 1-5 // Psaume 9, 1-2, 3-4, 7.8ab, 14 // Mathieu 12, 14-21.

La nature humaine pousse l’homme à redouter le mal et la violence dont il sent la menace peser sur sa tête ! Mais ce que fait Jésus est plutôt contrastant : les pharisiens se sont réunis pour voir comment faire périr Jésus ; celui-ci quitte à peine cet endroit et se met à guérir beaucoup de personnes ; et à ceux qu’l guérit, il défend vivement de le faire connaître ! Le hic, c’est qu’en continuant à faire les miracles, Jésus continue de s’exposer ! Eviter tout souci, c’est éviter de faire ce qui fâche ! Et voilà que dans le cas qui nous préoccupe, c’est le bien qui fâche, c’est le bonheur de l’homme qui est suspecté ! Dans de telles conditions, rien n’arrête la main de Jésus qui guérit, rien n’arrête la sollicitude de Dieu !

Nous sommes dans un monde où le mal est présent et permanent ; dans un monde où le mal étend toujours ses tentacules. Le mal que le prophète de Yahvé dénonce en première lecture en est une flagrante illustration. Ce qui est heureux, c’est que le dernier mot ne revient pas au mal, il revient au bien que Dieu incarne, il revient au Bien qu’est Dieu ; mais Dieu, d’une manière ou d’une autre, met toujours fin au mal, aujourd’hui : « vous ne marcherez plus la tête haute car ce sera un temps de malheur. » Prions Dieu de mettre fin au mal dont nous sommes victimes ou auteurs !

Abbé Frédéric Serge KOGUE

Publié le 17 juillet 2010.

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