Méditation du Samedi 16 Juillet 2011

(Mt 13, 24-30)

Nous rêvons peut-être souvent à un monde parfait, où tout le monde serait saint, où il n’y aurait ni maladie, ni souffrance, ni méchanceté, ni riches ni pauvres, où il ferait bon vivre pour tous et pour chacun ! Ce monde existe. C’est notre monde créé par Dieu. Dieu qui a créé le monde en 6 jours et qui vit, le septième jour, que tout ce qu’il avait créé était parfait. C’est ce que nous dit la parabole du semeur « qui a semé du bon grain dans son champ ».
Le livre de la Genèse nous explique comment le mal est entré dans le monde : Dieu n’a semé que du bon grain. Un mensonge, une désobéissance d’Adam et Eve et tout le plan de Dieu s’écroule. L’ivraie va commencer à pousser au milieu du bon grain. Nous sommes dans ce monde aujourd’hui et nous avons besoin de toute la force du Seigneur pour marcher droit au milieu de tout ce qui est imparfait autour de nous.
Ce mal a aussi atteint notre cœur. Nous ne pouvons pas changer grand-chose sur l’univers qui nous entoure, mais, si le bon grain et l’ivraie ont aussi été semés dans notre cœur, nous sommes maîtres de notre conscience, de notre vie, de nos actes, et, il ne dépend que de nous de devenir ou redevenir parfaits, comme Dieu nous a créés. « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! » C’est ce qu’ont fait les saints que nous admirons et que nous invoquons, et qu’il nous faudrait essayer d’imiter pour retrouver l’image de Dieu en nous.
Essayons de retrouver le bon grain semé en nous par le Seigneur : notre naissance elle-même est un acte d’amour du Seigneur pour nous. Notre baptême nous a régénérés et configuré à Jésus, notre modèle. Les sacrements sont autant d’occasions de retrouver en nous la ressemblance divine. La grâce ne nous fait jamais défaut.
Mais l’expérience nous montre que l’ivraie existe aussi en nous. Toutes ces pensées, paroles, actions qui nous détournent de Dieu et remplissent notre cœur de tristesse, de regrets, de remords. Pourquoi attendre pour les arracher, une par une, et permettre au bon grain de se développer et de donner à cent pour un ? Et si je commençais aujourd’hui à lutter par exemple contre le mensonge, dans mes pensées, mes paroles, mes actions ? Toute ma vie en serait changée et, autour de moi, tous ceux qui m’approchent sentiraient ce besoin de m’approcher, de m’imiter, et de voir la joie remplir leur cœur ! Cela vaut la peine d’essayer !

Père André Chauvin, S.M.A.

Publié le 16 juillet 2011.

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