Méditation du Samedi 14 Novembre 2009

Luc 18, 1-8

Chers frères et sœurs,

L’Evangile d’aujourd’hui nous montre combien la prière insistance d’une pauvre veuve peut déstabiliser la cruauté d’un mauvais juge. Si un tel juge cruel a satisfait à la requête d’une pauvre dame, combien plus notre Seigneur qui est Bonté et Miséricorde exaucera-t-il pas nos prières. La manière dont nous prions est un dit beaucoup de ce que nous pensons de Dieu et de la relation que nous entretenons avec lui. La manière de prier exprime la manière de croire, comme l’indique l’adage célèbre : « lex orandi, lex credendi ».

Souvent nous prions quand nous nous trouvons au pied du mur. Peut-être pensons-nous que Dieu n’est pas concerné par les détails de notre vie et qu’il faut seulement l’appeler quand toutes nos cartes sont épuisées, comme le dernier recours. Il nous arrive aussi parfois d’acculer Dieu de nos demandes et de nos désirs pensant qu’il est dur de cœur, prompt à punir et lent à répondre à nos demandes. Peut-être avons-nous peur que sa volonté entre en conflit avec la nôtre. Et nous cherchons à le faire plier.

Ces deux attitudes extrêmes dénotent d’un manque de foi en Dieu et d’une suspicion sur sa grande bonté. Or Dieu sait de quoi nous avons besoin et nous donne toujours au-delà de ce que nous pouvons percevoir ou espérer. Soyons confiants en l’amour de Dieu notre Père qui nous aime sans compter. Croyons qu’il veut toujours nous donner de bonnes choses et en particulier l’Esprit Saint (cf. Lc 11, 13 ; Rm 8, 26). La mesure de son amour est de nous aimer sans mesure. Imitons-le.

Abbé Serge Bidouzo

Publié le 14 novembre 2009.

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