Samedi 5e Semaine/A
"Oui, j’ai vraiment péché…" C’est une formule du confiteor que nous récitons, souvent machinalement, au début de chaque célébration eucharistique. Car le poids du péché est trop lourd si bien que la conscience ne le supporte pas naturellement. Quand l’homme eut péché, le Seigneur Dieu l’interpela et lui dit : "Je t’avais interdit de manger du fruit de l’arbre ; en aurais-tu mangé ?" La réponse attendue aurait été : "Oui j’ai vraiment mangé le fruit défendu". Non seulement l’homme ne se sent pas responsable, il remet la responsabilité non plus à la femme, mais à Celui qui lui a donné cette femme. Autrement, Dieu a mal fait en donnant une femme à l’homme qui était tout malheureux sans cette femme au début de la création. La misère de l’homme est grande. Jésus a pitié de sa créature humaine. Elle est exténuée par le péché du monde qu’elle s’efforce à justifier à tout prix au confessionnal. Jésus a pitié de cette foule qui ploie sous de lourds fardeaux qui ont pour nom aujourd’hui : sous développement mental ou non, analphabétisation, achat de conscience… En multipliant le pain, Jésus remet l’homme debout. Il leur donne la nourriture nécessaire pour la route de la vie. C’est pourquoi, aujourd’hui, le vrai nom de l’évangélisation s’appelle développement. Qu’avons-nous à apporter aux autres ?
Père Marc DOSSOU