Saint Barnabé, Apôtre (Actes 11, 21b-26 ; 13, 1-3 – Mat 10, 7-13)
A la veille de la Pentecôte, l’Eglise nous propose cette année l’exemple de saint Barnabé. Disciple de Jésus à Jérusalem, il est envoyé par les apôtres pour aider et encourager les croyants d’Antioche qui deviennent de plus en plus nombreux. Il est émerveillé des effets de la grâce dans leur cœur.
Luc nous dit : « C’était un homme de valeur, rempli d’Esprit-Saint et de foi. » Quel beau compliment ! Peut-on le faire de nous aujourd’hui ?
Il va travailler un an avec Paul à prêcher la Bonne Nouvelle avant que l’Esprit-Saint les envoie tous deux en mission.
C’est à Antioche que les disciples reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens.
Qu’est-ce qu’un chrétien ? Ce n’est pas celui qui croit au Christ, mais celui qui vit comme le Christ et qui proclame le Christ à ses frères.
Barnabé nous rappelle en effet que la mission de proclamer la Parole de Dieu n’est pas réservée aux 12 apôtres. Lui-même n’est pas encore apôtre lorsqu’il est envoyé à Antioche.
Et l’apôtre, comme le rappelle Jésus dans l’évangile de ce jour n’a pas le temps de se préoccuper de lui-même. Sa mission, c’est de proclamer que le Royaume des Cieux est tout proche. Tous les autres besoins, les biens matériels, l’or, l’argent sont secondaires.
En cette année jubilaire, l’Eglise du Bénin veut aussi confier à chaque chrétien, chaque chrétienne la mission de proclamer cette Bonne Nouvelle à travers tout le pays. Le Pape Benoît XVI va certainement le rappeler lors de sa visite chez nous.
Mais d’abord, il nous faut demander à l’Esprit-Saint, en ce temps de Pentecôte, de nous appeler comme il a appelé Paul et Barnabé, de nous envoyer, c’est-à-dire de mettre dans notre cœur cet esprit missionnaire, cette flamme, cette passion qui nous pousse à faire connaître le Christ aux autres. Pas besoin d’aller bien loin pour cela. C’est dans notre famille, dans notre quartier, dans notre milieu de travail, dans notre paroisse que nous devons mériter nous aussi, en toute vérité, d’être appelé « Chrétien » ou « Chrétienne ». A quel signe va-t-on nous reconnaître ? Jésus nous répond : « A cet amour que vous aurez les uns pour les autres ! » L’Esprit attend notre « Oui » pour agir en nous.
Père André CHAUVIN