En ce jour où l’Eglise célèbre la dédicace de l’une des quatre basiliques majeures de Rome, la Basilique de Latran, encore appelée Basilique du Très-Saint Sauveur, Eglise Cathédrale du pape, Eglise-mère de toutes les églises de Rome et du monde, les textes du jour nous rappelle que le Dieu de toute vie habite le Temple, d’où il fait jaillir ses bénédictions.
L’évangile du jour nous présente un tableau du brouillon qui peut régner dans le Temple, du manque de soin dont un temple peut être l’objet. Des trafiquants dans la maison de Dieu. Tout est-il permis dans un temple ? Le trafic qui régnait dans ce grand Temple de Jérusalem, à qui est-il profitable ? Dans ces conditions, pouvait-il y régner une bonne ambiance de prière et de louange ? Puisque autant autour de ce Temple, comme à l’intérieur, magouilles, brouilles, vacarmes et insultes se mêlaient aux échanges qui n’étaient pas silencieux. La place de la corde est-elle au temple ? La place des bœufs ? Que cherchent les bœufs, qui sont pour la charrue des champs et pour l’étable, au Temple ? Pas pour adorer le Créateur, certainement pour le sacrifice ; mais le meilleur sacrifice, n’est-ce pas l’oblation de sa propre volonté pour entrer dans la volonté de Dieu ?
C’est alors que Jésus établit la règle d’or du temple « Chaque chose à sa place » ; et c’est cela la véritable liturgie. La chorale à sa place, les marguillers à leur place, les lecteurs à leur place, les enfants de chœur à leur place, le célébrant à sa place.
Laissons le cadre du temple matériel et entrons dans celui du temple spirituel que nous sommes. Y-a-t-il tout cet ordre en notre cœur quand nous voulons nous mettre en communion avec Dieu dans la prière ?
Demandons à l’Esprit-Saint de purifier et de sanctifier ce temple de Dieu que nous sommes pour que Dieu puisse l’habiter et y rayonner par nos actes, nos pensées et nos paroles. Qu’il fasse taire en nous les bruits des mots et les tourbillons de vanité pour que le silence puisse dire Dieu. Amen
Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU