Méditation du Mercredi 28 Juillet 2010

Il faut ne faut pas se fermer à Dieu Jérémie est au bord de la déprime : Souviens-toi de moi, visite-moi et venge-moi de mes persécuteurs…. Pourquoi ma souffrance est-elle continue, ma blessure incurable, rebelle aux soins ? Jérémie est donc sur le point de craquer. Comme tout dépressif, il nourrit le sentiment de ne plus pouvoir se battre, de se retrouver devant un abîme, l’ennui le prend, la volonté l’abandonne, l’indifférence le fige et Dieu semble l’oublier. Il est sous l’effet de la peur, il désespère et il a envie de mourir. Mais l’homme de Dieu s’ouvre encore à Dieu. Jérémie expérimente la prière comme un acte d’espérance : il sait que si personne ne l’écoute, Dieu lui est là et l’écoute. Puissions nous savoir comme lui que Dieu est toujours là. Dans le malheur toujours aux aguets, dans la maladie qui arrive à l’improviste, dans les complications toujours possibles dans les relations humaines, dans les déséquilibres qui menacent la vie psychique, dans la possibilité de faire le mal et qui crée en nous un sentiment d’insécurité, puissions nous apprendre à nous garder ouvert à Dieu. Il ne faut pas se fermer à Dieu. Ce n’est pas le fait d’esquiver la souffrance, de fuir devant la douleur, qui guérit l’homme, mais la capacité d’accepter les tribulations et de mûrir par elles, d’y trouver un sens par l’union à Dieu. Lui qui sait faire chaque chose en son temps. Le Seigneur répond à la plainte de Jérémie par une parole très réconfortante et plus valorisante. Je ferai de toi, pour ce peuple-là, un rempart de bronze fortifié. Ils lutteront contre toi mais ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer, oracle de Yahvé. Je veux te délivrer de la main des méchants et te racheter de la poigne des violents. La partie la meilleure de notre cheminement de foi commence quand nous faisons confiance en la parole de Dieu. Une parole de vie est donnée à Jérémie et celui-ci se remet à la vie et à sa mission. Quelle grâce d’avoir la foi ! Si je n’avais pas eu la foi, je me serais donné la mort sans hésiter un seul instant. Nous dit Sainte Thérèse et elle ajoute : On n’attend jamais trop de Dieu qui est si puissant et miséricordieux. On obtient tout de Lui, tout autant qu’on espère. Laissons nous inspirer par Jérémie : ne soyons pas incrédules mais croyants.

Abbé Frédéric VIADENOU

Publié le 28 juillet 2010.

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