Méditation du Mercredi 24 Mars 2010

Mercredi 5è semaine de Carême

Dans l’Evangile de St Jean, Jésus témoigne non seulement de la vérité, mais il est lui-même la Vérité : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi » (14,6). « Si vous restez fidèles à mes Paroles vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8,32).
La promesse de Jésus est d’autant plus belle que la liberté dont Jésus nous parle est la liberté filiale : la liberté du fils qui demeure pour toujours dans la maison du Père. (cf. Jn 8,35). Nous ne sommes plus esclaves du péché, nous sommes élevés à la dignité du Fils grâce à la liberté obtenue du Christ. Sa grande et Divine Liberté !
Jamais l’humanité n’a vu et ne verra une telle liberté en l’homme. Elle est plus que la liberté d’agir ou de penser : elle est la liberté de se donner, la liberté de soi, la liberté de se perdre pour le salut et la joie des autres, la liberté d’offrir tout son corps à Dieu par fidélité au Christ.
Grande et Divine Liberté ! Voilà la liberté que Jésus offre à tous ceux qui la désirent, riches et pauvres, grands et petits, sages et ignorants. Tous ! Oui, Jésus nous offre aujourd’hui de devenir libres de nous-mêmes par la vérité.
Nous ne sommes libres que si nous nous attachons à Jésus pour ne jamais être privés de sa Parole. La liberté n’est pas détachement, indépendance, autonomie : elle est attachement à Celui qui aujourd’hui nous dit : si le Fils vous libère, vous serez vraiment libres lui qui ouvre aux captifs la porte du bonheur, comme il l’a fait à Sidrac, Misac et Abdénago.
On comprend alors St Augustin quand il dit : « Celui qui connaît la vérité, la connaît, et celui qui la connaît, connaît l’éternité. C’est l’amour qui la connaît ! » Et nous, sommes-nous conscients que nous sommes de petits amours sur la terre ?

Abbé Marc DOSSOU

Publié le 24 mars 2010.

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