Méditation du Mercredi 23 Février 2011

Frères et sœurs en Christ,

Chers amis,

S’il y a une vertu qu’on souhaite à toute personne à tout âge de la vie, c’est indubitablement la sagesse ; l’enfant en a besoin, le jeune également, l’adulte aussi, parce que justement cette sagesse oriente vers le bonheur sans fin. La sagesse conduit vers le bonheur. Elle est exigeante certes, mais elle n’est pas contraignante, ni dominatrice, ni écrasante comme le sont les innombrables voies sans issue et les fausses pistes qui aboutissent aux désillusions les plus amères. Elle exalte ses enfants et prend soin de ceux qui la cherchent. Pas de bonheur durable sans un grain de sagesse.

Jean l’apôtre a cherché cette sagesse, lorsqu’il s’est référé au Christ, Sagesse éternelle du Père, pour savoir l’attitude à adopter envers celui qui chassait des démons au nom de Jésus mais qui ne faisait pas partie de ceux qui le suivent. Mais faut-il faire partir du cercle de la Sagesse éternelle du Père pour faire des miracles ? Ou mieux, faut-il empêcher, celui qui ne fait pas partie du cercle de Jésus, Sagesse du Père, de chasser des esprits mauvais au nom de Jésus ? La réponse est dans l’évangile « Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ». Dieu veut se servir de tous pour répandre la connaissance de son nom et apporter le salut au monde entier. On pourrait bien penser que c’est par excès de zèle ou par jalousie que Jean, qui a un ardent amour pour le Christ, voulait interdire à cet homme de chasser les démons, mais le fait qu’il s’est rapproché de Jésus pour savoir ce qu’il doit faire dans ce cas prouve bien sa disposition de cœur et de pensée à voir tous ceux qui invoquaient le nom de Jésus suivre Jésus-Christ et faire partie du nombre de ses disciples. Quelle sagesse !

L’Eglise, prenant appui, sur Marie, Trône de la Sagesse, qui « conservait tout dans son cœur et les méditait », discerne ceux qui sont pour le Christ et ceux qui sont contre lui et veulent dissiper son Eglise et elle appelle toujours les innocents qui agissent au nom du Christ sans faire partie de son Eglise visible à l’unité de la foi. C’est cette même sagesse qui la pousse à prendre son temps pour se prononcer sur les apparitions et les miracles et elle se prononce toujours pour le bonheur du peuple de Dieu.

Demandons à l’Esprit-Saint qui donne la sagesse de conduire à l’unité de la foi ceux qui usent du nom du Christ pour faire des miracles dans le souci d’une foi plus parfaite et que saint Polycarpe nous donne de sa fermeté et de sa sérénité dans la confession de la foi.

Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU

Publié le 23 février 2011.

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