Méditation du Mercredi 18 Novembre 2009

(Année liturgique 2008–2009 : B)

33e mercredi ordinaire

Première Lecture : 2·Maccabées 7.1, 20–31

Psaume : Psaume 17.1, 5–6, 8, 15

Évangile : Luc 19.11–28

Dédicace des basiliques St Pierre et St Paul, Apôtres

La Parole de Dieu de ce jour nous révèle que le salut que Jésus offre à ceux qui croiront en lui est inséparable de leur mission au service du monde ; en effet, les Galiléens vont à Jérusalem pour célébrer la Pâque et Jésus monte avec eux. Il sait que la mort l’attend ; eux par contre sont convaincus qu’il sera proclamé roi et libérateur d’Israël. Étant à Jéricho, la résidence d’hiver des souverains asmonéens, Jésus fait allusion à un événement politique qui a secoué le pays : la succession mouvementée d’Hérode le Grand. Son fils Arquelaüs était parti à Rome, le centre du pouvoir en ce temps, pour se faire confirmer son titre. Au retour il avait fait égorger les opposants qui étaient allés derrière lui pour contester ses droits.

Jésus reprend cette histoire vieille de trente ans pour inviter ceux qui l’écoutent à attendre autre chose qu’un triomphe immédiat à Jérusalem. Il régnera à son retour d’un pays lointain (sa propre mort) à la fin des temps. En attendant, les siens sont chargés de faire fructifier les richesses qu’il leur a données.

Cette parabole se place parmi celles qui insistent sur l’attitude responsable que Jésus attend de ses disciples : il leur a confié le monde présent. Le salut que Jésus offre à ceux qui croiront en lui est inséparable de leur mission au service du monde, ils suivront les pas de leur maître et atteindront comme lui leur plénitude humaine en se faisant les serviteurs du plan de Dieu sur l’histoire humaine. Ils sont donc appelés au témoignage afin de recevoir la justice de Dieu en récompense tel que le signifie déjà, dans l’Ancienne Alliance, le 2nd livre des Maccabées dont nous méditons, en ce jour, un extrait. Car en racontant le martyre des sept frères dont on ignore les noms, l’auteur leur fait proclamer leur foi en l’immortalité. C’est le message le plus précieux du livre. En effet, au cours des siècles précédents, les promesses de Dieu ne concernaient que l’avenir terrestre du peuple. Les croyants n’espéraient que la prospérité de leur race à travers les siècles. Ici, nous faisons un grand pas dans la foi avec la résurrection individuelle. Ce n’est pas seulement l’espoir de la survie de l’esprit ou de l’âme : le croyant pense qu’il ressuscitera corps et âme pour rencontrer Dieu. Dans Ézéquiel 37, dans la vision des os desséchés, Dieu promettait de ressusciter son peuple mort. Ici, c’est pour chacun l’espoir de ressusciter, corps et âme, pour partager le bonheur que Dieu a promis et qu’il accordera au dernier jour. Si les martyrs ne ressuscitent pas, comment Dieu pourrait-il faire justice ?

Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI,

Vicaire à Immaculée Conception de Tori-Gare

tadagbe@yahoo.fr

Publié le 18 novembre 2009.

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