
Frères et sœurs en Christ,
Chers amis,
Dieu offre son salut à tout moment. Il suffit de savoir en profiter. C’est de salut du peuple qu’il s’agit dans la 1ère lecture et de salut d’un homme à la main paralysée dans l’évangile. De part et d’autre, il y a comme un affrontement en instance et un acteur principal prêt à faire le bien, mais des handicaps pointent à l’horizon et on peut se demander si véritablement, on n’a besoin de permission spéciale pour le bien ?
David en 1ère lecture n’a pas eu l’assentiment de Saül qui craignait pour son jeune âge « Tu ne peux pas marcher contre ce philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse ». David agit au nom du Seigneur des armées et délivre Israël de Goliath, l’inattaquable philistin.
Jésus, lui sentant que le silence des gens de la synagogue était un silence dangereux sans assentiment possible pour quelque guérison le jour de sabbat, demande « Est-il permis ? »
Si Jésus ne guérissait pas l’homme à la main desséchée, il aurait manqué de charité. Mais pour ces juifs, c’est violer le sabbat que de guérir le jour du sabbat. Jésus, lui, sent bien venir le coup ; il sait d’ailleurs leurs raisonnements et intentions et prend l’initiative de guérir en les associant par sa question « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? De sauver une vie ou de tuer ? »
. Certaines interprétations mystiques ont vu dans cette main desséchée, une main négligeant de faire le bien, une main incapable de produire de bonnes œuvres, une main ayant cueilli le fruit défendu, mais que les bras qui s’étendront plus tard sur la croix sauve et guérit en vertu de sa puissance de miséricorde.
L’homme à la main paralysée ne dit rien, d’un bout à l’autre du récit. Sa main inerte parle pour lui : il est là comme témoin de l’humanité souffrante et impuissante. Il n’a rien demandé, ni à Jésus ni aux autres. Il est là, surpris que son infirmité tout d’un coup intéresse tant de monde. Et il obéit à l’ordre "Étends ta main !".
Que nous sachions, à notre tour, sur la parole de Jésus, déplier notre main !
Que nous sachions à notre tour faire, de toutes nos paralysies, un bel acte de foi !
Que la grâce de l’Esprit-Saint nous y aide. Amen
Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU