Isaïe 49, 8-15 et Jn 5, 17-30
Frères et soeurs, cette semaine a une teinte particulière, les antiennes d’ouverture des messes invitent à la joie. A leur suite, les lectures, jusque-là, véhiculent la joie. On pourrait se demander : comment peut-on être en joie pendant qu’on est à faire un chemin de conversion et de pénitence ? Et la réponse devrait être instantanée : Pourquoi ne doit-on pas ressentir la joie de revenir à Dieu qui nous relève ? C’est d’ailleurs Lui-même qui exhorte la nature à manifester son allégresse pour la consolation qu’il procure à son peuple. L’amour du Seigneur pour les siens est sans bornes. Il redonnera espoir à tous ceux dont le coeur défaille. L’amour du Seigneur ne peut pas s’empêcher d’être débordant envers Israël. Dieu ne peut se renier. Alors pour éprouver la joie de recouvrer la faveur de notre Dieu, laissons-nous secouer par la voix du prophète, nous invitant à venir à la lumière.
Dans la page de l’Evangile du jour, nous pouvons dire, qu’à la suite de la guérison du malade de Bézatha, Jésus révèle son intimité avec le Dieu d’Israël, Lui qui est son Père. Et, tenons-nous tranquilles, dans un long développement, il fait état de ses "compétences" : ce dont il est capable, ce que le Père des cieux lui a permis d’être et de faire auprès de l’humanité. Désormais, Jésus insinue que sa personne est un passage obligatoire pour accéder au Père. Lui le Fils a en mains la destinée de l’humanité. Alors, le message semble être très clair : Les Juifs veulent prendre la défense de Dieu en s’évertuant à protéger le sabbat qui serait violé par un quidam. Or ce dernier se trouve être mandaté par Dieu lui-même, ses relations avec Dieu sont évidentes. Dieu lui a conféré tout pouvoir. Ainsi donc, entre les Juifs et Jésus, qui est autorisé pour prendre en mains la cause de Dieu ?