« Souviens-toi que tu es poussière et que tu deviendras poussière » ; « convertissez- vous et croyez la Bonne Nouvelle ». Voilà des paroles qui vont accompagner le geste de l’imposition des cendres. Ce qui nous introduira dans une période privilégiée des quarante jours de marche au désert à la rencontre de notre Seigneur. Quarante jours de prière, de jeûne et d’aumône. Mieux quarante jours d’appel à la conversion.
Chers amis, voici venu le temps de carême. Et l’Eglise nous interpelle sur notre relation avec Dieu, sur notre vie chrétienne à travers nos conduites. Elle nous offre un temps où nous devons faire route avec le Seigneur pour le redécouvrir afin de l’aimer davantage. Un temps où nous allons rencontrer l’autre créé à l’image et à la ressemblance de Dieu à travers nos bonnes actions dans la prière le jeûne et le partage. C’est un temps où nous, chrétiens, devons faire la vérité en nous même, et autour de nous pour atteindre la vérité qu’est Dieu.
L’appel pressant du prophète Joël dans la première lecture nous redit si bien le vœu du Seigneur pour chacun de nous au cours de ces quarante jours. C’est un vœu rempli de compassion et d’amour : « revenez à moi de tout votre cœur ». C’est une invitation à entrer dans l’intimité du Seigneur. Ton Dieu t’aime et ne veut en aucun cas te perdre.
Chers amis saisissons ce temps de grâce et non de deuil pour quitter nos tendances égoïstes qui nous poussent à des pratiques religieuses extérieures pour une intériorité vraie et sincère dans l’humilité, la simplicité et la vérité. Déchirons effectivement nos cœurs et non nos vêtements dans le renoncement de soi et dans le détachement de ce qui nous encombre pour faire route vers le Père. Notre aumône, notre jeune et notre prière n’auront de valeur que s’ils viennent du tréfonds de notre cœur, et s’ils expriment un geste d’amour.
En ce mercredi des cendres qui marquent le début de ce temps de carême, prions et supplions le Seigneur de nous donner un cœur nouveau et de mettre en nous un esprit nouveau. Amen