Méditation du Mercredi 16 Février 2011

Frères et sœurs en Christ, chers amis,

Combien il est gracieux de connaître la douceur de l’amitié du cœur de Dieu et d’en vivre !

Voilà ce que nous enseigne Noé en 1ère lecture et l’aveugle dans l’évangile. Un parallèle établi entre les deux textes nous fait voir des rapports discrets mais éloquents. En 1ère lecture, l’arche de Noé est bien conduite par la main invisible de Dieu. Dans l’évangile, c’est Jésus qui conduit l’aveugle hors du village. De part et d’autre, il y a une mise à l’écart pour qu’advienne le salut ; il y a rupture avec un ancien mode de vie pour entrer dans la nouveauté du salut. Noé est mis à part dans une arche avec une partie de l’humanité. Jésus entraîne l’aveugle hors du village. Et ce salut à accueillir se vit dans la patience et l’espérance. L’aveugle commence à voir un tout petit peu mieux la réalité, un peu d’espérance s’installe en lui, comme un peu d’espérance d’une création nouvelle s’installe dans le cœur de Noé quand la colombe lâchée une 1ère fois revient. La particularité de ce miracle de Jésus est qu’il faut que Jésus s’y prenne par deux fois pour que l’aveugle recouvre entièrement la vue, comme Noé restera patient dans l’arche et lâchera par deux fois la colombe. La fin du déluge marque une nouvelle création. La fin de la cécité de l’aveugle marque aussi un retour à du neuf.

Frères et sœurs en Christ, chers amis, ce qui tient à cœur à Dieu, c’est notre guérison, notre bonheur et non une renommée de thaumaturge. Voilà pourquoi Jésus commande à l’aveugle guéri de garder le secret et de ne pas retourner dans le village, mais de rentrer chez lui. On peut penser que le manque de foi de l’aveugle ou de ceux qui l’ont amené à Jésus et qui voulaient que Jésus le touche simplement a fait traîner la guérison, mais rien ne nous autorise à le penser de façon systématique. Jésus ne lui ayant fait aucun reproche, mais juste une recommandation quand il le renvoyait chez lui « Ne rentre même pas dans le village ».

La guérison de l’aveugle nous renvoie à la guérison de notre cécité spirituelle (incompréhensions, hypocrisie, dureté de cœur, orgueil ...) Nous avons donc besoin que Jésus nous guérisse et nous recrée afin que nous recouvrions notre état originel aux yeux de Dieu et que nous tenions notre place dans la nouvelle Arche qu’est l’Eglise. Que l’Esprit-Saint nous fasse bénéficier de la tendresse et de la miséricorde de Dieu pour nous faire passer de l’obscurité à la lumière, de l’incompréhension à la compréhension, de la dureté de cœur à l’ouverture de cœur, du manque de foi à l’attitude de foi. Amen

Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU

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Publié le 16 février 2011.

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