Frères et sœurs en Christ,
Chers amis,
Le temps de carême va bientôt tirer sa révérence, et nous pouvons nous demander où nous en sommes dans la fidélité à Dieu et à sa parole et à ses sacrements. Au-delà de l’attachement à la personne du Christ par la foi, c’est la reconnaissance du fils au père, à qui il est lié, qui est posée dans l’évangile et dans la 1ère lecture. Sidrac, Misac et Abdénago ne reconnaissent pas le roi Nabuchodonosor comme leur Père dont il faut adorer la statue ; et même mis dans une fournaise chauffée 7 fois plus que d’ordinaire, ils seront protégés par Celui-là en qui ils ont mis leur foi et dont ils se réclament fils. La foi sauve donc. La foi sauve parce qu’elle rend libre et conduit à la vérité. La liberté dont parle Jésus provient de la libération des péchés. S’il y a un esclavage, le plus dur de tous, c’est bien certainement l’esclavage du péché dont Dieu seul délivre. Cet esclavage peut être dû au manque de foi. Et ce manque de foi conduit à tous les excès de crime. Le secours de Dieu devient alors nécessaire, mais à une seule condition, que nous puissions croire en Dieu et à sa main secourable. Et en matière de foi, Abraham est une référence dans l’Ancien Testament, Marie en est une autre dans le Nouveau Testament. Et si de tout temps, on n’hésite pas à citer ou à rappeler la figure de ses ancêtres, c’est bien pour évoquer leurs glorieuses œuvres et les imiter dans ce qu’ils ont fait de bien. Les juifs se réclament fils d’Abraham certes, mais dans leurs œuvres, Abraham n’est pas visible. Ils ne se rendent pas dignes d’être appelés fils d’Abraham. Tout le monde peut se réclamer fils de cet Abraham, à qui Dieu a fait la promesse d’être le père d’un grand nombre de nations, mais est-ce que tout le monde s’efforce de lui ressembler en matière de fidélité, de foi et de confiance aveugle en Dieu. Regardez le résultat final de la confiance aveugle de Sidrac, Misac et Abdénago, jetés dans le feu, ils ont été sauvés.
Et de plus, quand les juifs disent qu’ils n’ont jamais été esclaves de quelqu’un, ils ne se disent pas la vérité, la vérité n’est pas en eux, ils sont descendants des esclaves de Pharaon, ils sont aussi descendants des esclaves exilés par divers rois, et là présentement ils ne sont pas moins esclaves de César, même si celui-ci leur a laissé certains privilèges liés au culte.
Nous, nous sommes fils et filles de Dieu le Père en Jésus dans la puissance de l’Esprit-Saint qui nous donne cette liberté et cette vérité dans la foi. Nous sommes fils et filles de Marie. Nous sommes fils et filles de l’Eglise et donc frères et sœurs entre nous, quelque soit notre fonction dans l’Eglise. Que l’Esprit-Saint nous aide à le demeurer toujours et partout.
Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU