Méditation du Mercredi 10 Mars 2010

Certains esprits opportunistes présentent Jésus comme un rebelle à la loi. Ne les suivons pas. Voici ce que Jésus dit de lui-même : Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi et les prophètes. Je suis venu non pas pour abolir mais accomplir. Voilà l’enseignement du Verbe de Dieu qui est le chemin, la vérité et la vie, voilà son action et de sa mission pédagogique. Jésus ne remet pas les commandements en cause, il les reprend et demande qu’ils soient mis en pratique jusqu’au bout. Surtout il nous fait prendre conscience de la grâce de Dieu qui nous est offerte à travers sa personne. Il nous invite à la vie de communion avec Dieu en plénitude. Jésus ne peut trahir l’esprit de l’alliance entre Dieu et son peuple. Sa mission est de le révéler en plénitude. Un croyant qui mène une vie de foi et qui se néglige jusqu’à ne plus être inspirée de la loi de Dieu est un incohérent : Ce n’est pas en criant Seigneur, Seigneur que vous entrerez dans le royaume des cieux mais en faisant la volonté de mon père qui est aux cieux.
La foi a aussi un contenu moral : elle est source et exigence d’un engagement cohérent de la vie ; elle comporte et perfectionne l’accueil et l’observance des commandements divins. Par la vie morale, la foi devient " confession ", non seulement devant Dieu, mais aussi devant les hommes : elle se fait témoignage. (Jean Paul II). Pour Moïse et tout bon juif, cela va de soi, ainsi que nous le lisons dans la première lecture de ce jour tirée du livre du Deutéronome. "Quelle est la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que le Seigneur notre Dieu l’est pour nous chaque fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les lois et coutumes soient aussi justes que toute cette Loi que je vous prescris aujourd’hui ? ".
Les textes de ce jour accumulent un vocabulaire technique qui nous exhorte aux attitudes religieuses devant la loi de Dieu : la connaître, la méditer et la mettre en oeuvre dans la vie. C’est en se laissant instruire par Dieu et par sa loi que l’homme apprend à considérer la vie en société avant tout comme une réalité d’ordre spirituel.
Pour comprendre le Christ, il ne suffit pas d’écouter son enseignement ; il faut partager sa vie, faire d’une certaine manière l’expérience de sa présence vivante. Sans cette familiarité, on ne peut être imprégné de son esprit, et traduire d’une manière adéquate et conforme à la foi, les sentiments de piété et de dévotion qui jaillissent au contact de Dieu qui sauve, régénère et sanctifie.
Rencontrons donc le Seigneur Jésus dans la parole et surtout dans la prière et les sacrements, car en ces moments là, notre vie ordinaire est sanctifiée.

Abbé Frédéric VIADENOU

Publié le 10 mars 2010.

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