Méditation du Mercredi 10 Février 2010

5ème Semaine Ordinaire / Année C

Ce qui fait la grandeur de l’homme, c’est son cœur, puisque les grandes pensées viennent du cœur, mais malheureusement toutes les autres pensées moins grandes et moins bonnes viennent aussi du cœur. Si les bonnes pensées qui viennent du cœur de l’homme le rendent grand, les moins bonnes le rendent plus vulnérable. Rien de ce qui entre dans l’homme ne devient nocif. Rien ne gêne de l’extérieur les âmes de bonne volonté.
Le conformisme devient une carapace. Il y avait chez les Pharisiens trop de préceptes. S’y conformer aveuglément donne accès au salut. Les Pharisiens ne veulent rien savoir hors de leurs lois, de leurs théories religieuses codifiées. L’intérieur ne compte pas. Or la foi chrétienne est caractérisée par la priorité d’une intériorité fondamentale, plutôt que par tout type d’extériorité formaliste et forcée qui conduite parfois même à déshériter ses parents légalement. Il n’y a plus alors qu’une mécanisation du salut absolument stérile, car on n’y discerne plus l’intention d’amour. Le chrétien est appelé à ouvrir les désirs de son cœur à une constante transformation par l’Esprit.
On n’a jamais fini de purifier son cœur notamment des pensées mauvaises, les plus mauvaises étant contre la charité. On comprend la peine du Seigneur : Vous ne comprenez donc pas ? C’est ce qui sort de l’homme qui le souille non ce qui entre. La sagesse de Salomon peut nous aider à comprendre.

Abbé Marc DOSSOU

Publié le 10 février 2010.

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