
Dans l’évangile proposé à notre méditation ce jour nous voyons bien ce que Jésus voudrait donner comme enseignement. En effet, les pharisiens et les scribes qui se retrouvent devant Jésus s’indignent du comportement de ses disciples qui apparemment ont boycotté la loi qui se présente comme une tradition pour d’autres pratiques certainement inspirées par leur vie ensemble avec Jésus. Jésus à son tour s’indigne du comportement de ces pharisiens qui s’attachent aux futilités au point d’oublier l’essentiel. Cet essentiel, les disciples de Jésus l’ont déjà trouvé et s’efforce d’y rester fidèles. Mais en fait, les disciples n’ont pas négligé la loi comme le pensent les autres, ils ont tout simplement évolué dans l’obéissance à cette loi dont le but est de conduire l’homme à une pureté intérieure. Car s’il est si urgent de s’occuper du corps qui est appelé à être détruit, combien plus ne pas s’occuper de l’âme qui appartient à Dieu et qui va vers Dieu. C’est ce à quoi la loi nous invite ; elle est temporaire et nous conduit au définitif qui est le cœur. Ainsi dans l’enseignement de Jésus aux pharisiens on comprend aisément ce rôle temporaire de la loi qui doit disparaître quand le définitif est là. Jésus se révèle comme le définitif et sa pratique à lui désormais c’est la purification du cœur. Il est venu instituer une religion du cœur. Il est question pour chacun de préparer son cœur en le purifiant pour qu’il ne soit plus loin de Dieu. Il devient donc le berceau de Jésus d’où doit découler désormais l’honneur et la gloire que nous devons rendre à Dieu par Jésus.
Chers frères et sœurs, laissons tous nos comportements pharisaïstes pour qu’ensemble nous allions à Dieu avec un cœur pur pour une louange agréable au lieu d’un corps bien lavé mais incapable de Dieu. Que l’Esprit du Seigneur lui-même nous aide.