La gloire de Dieu c’est l’homme vivant.
Chers amis du Christ, Bonjour !
Dimanche dernier, le Seigneur nous rappelait entre autre choses, l’urgence faite à tout chrétien et à tout homme de s’engager résolument pour le bien intégral de l’homme et du monde. Il n’y a pas d’option intermédiaire entre le bien à faire et le mal. Si le proverbe latin ‘’ Errare humanum est…’’ (c’est humain de se tromper, mais c’est diabolique que de persévérer dans le mal) est vrai, il faut aussi reconnaitre que désirer le bien et vouloir l’accomplir est aussi humain. Par contre ce qui est difficile et presque impossible humainement, c’est de rester et de persévérer uniquement dans le bien. Seul le don de la grâce divine nous maintient dans le bien jour après jour.
Le Seigneur par les textes de ce mardi de la quatrième semaine nous réaffirme un message analogue à celui du dimanche : choisis le bien et fais le toujours. La note particulière de ce jour est que la première lecture parle de l’eau source de vie et de bonheur. Elle symbolise à mon avis, la grâce divine abondamment répandue sur le monde et sur tous ceux qui savent ouvrir leur cœur pour le disposer à la recevoir.
Disposer son cœur à recevoir la grâce divine, c’est aussi et surtout savoir faire une échelle des valeurs entre ce que Dieu veut tout de suite et ce qu’il veut après. La confusion dans l’esprit de l’homme en ce qui concerne l’ordre de priorité des choses spirituelles est un danger réel pour tout chrétien. Se demander toujours si Jésus était à ma place en ce moment, que ferais t-il ? Entre les prescriptions de la religion, savoir faire la part des choses et accorder la priorité au bien de l’homme qui ‘’ debout fait la gloire de Dieu’’. Le diable n’est t-il pas celui qui divise, et met la confusion ?
Un regard sur les événements du monde, de notre vie en Eglise et en société devrait nous pousser à reconnaitre humblement que nous nous trompons souvent et parfois sciemment de priorité. Notre regard n’est presque pas toujours tourné vers Jésus et le bien de l’homme pour qui il est mort. Nous semblons tous préoccupés à nous contempler le nombril et ainsi têtes baissées risquons la mort spirituelle. Ce temps de carême est une bonne occasion que le Seigneur nous donne pour nous reprendre.
Dans l’évangile on en veut à Jésus parce qu’il a fait un miracle le jour du Sabbat, parce qu’il a sauvé une personne le jour du sabbat. Les pharisiens mettent le sabbat au dessus du bien de l’homme et ceci, non pas pour la gloire de Dieu mais la leur en réalité. Le bien meurt parce que victime du dur choc des intérêts contraires et opposés. Il souffre pour naitre et davantage pour survivre. C’est la même chose qui arrive à toute personne qui veut laisser s’incarner en elle, une idée du bien ou un idéal de vérité par exemple. Ce qui est consolant, c’est le bonheur d’avoir dit, vécu et essayé d’accomplir un tant soit peu le bien.
Chers amis, la miséricorde divine nous accompagne en ce temps de carême.
Engageons nous ensemble pour le bien de l’homme et du monde.
Père S. Elzéar Spire ADOUNKPE
‘’ Aimer, Servir, Obéir, Vivre et Faire Vivre’’