Méditation du Mardi 5 Juillet 2011

L’évangile est puissance de libération et de restauration : le muet est délivré de l’esprit malin qui le liait, il recouvre sa dignité de créature aimée de Dieu et est réintroduit dans la pleine communication avec ses semblables, voire avec Dieu. L’évangile est nouveauté radicale et, en tant que tel, source d’émerveillement, de joie et d’espérance : la guérison du muet est une libération pour l’assistance aussi car pour elle désormais l’avenir contrairement au passé semble porteur de promesses : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! ». Jamais rien ne… remarquez avec moi que cette suite de négation porte sur le passé. L’instant dont rend compte ce témoignage de la foule marque une véritable rupture, mais une rupture positive, prometteuse. Toutefois la libération (du passé, etc) est conditionnée par l’accueil que chacun fait de cette Bonne nouvelle qu’est l’Evangile précisément en tant que Bonne Nouvelle. La dureté de cœur et le soupçon ont assombri le jugement des guides, aussi le sort du peuple suscite-t-il la pitié de Jésus.

C’est alors que l’exhortation à prier le Maître de la moisson prend tout son sens : le Seigneur nous demande de prier afin que le Père nous envoie des pasteurs selon son cœur (cf. 1S 16,7 ; Ps 78,70-72 ; 89, 20-22). Jean-Marie Vianney ne disait-il pas que le sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Dieu ?

Père Hippolyte WHANNOU de DRAVO

Publié le 5 juillet 2011.

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