Dans un milieu syncrétiste comme celui de nos communautés, ou à la vue de la mission qui piétine à bien d’endroits, ou encore en voyant que la Parole de Dieu et sa mise pratique ne se voient pas, Jésus nous remet dans le jeu du semeur, plein d’espérance. Les deux paraboles du royaume proposées à notre méditation tout en révélant le mystère du Royaume par notre ignorance de la gestion de la croissance, nous invite à cultiver la patience.
En effet notre idée du Royaume de Dieu surtout dans une Eglise structurée est de le comparer aux organisations internationales ou à une superstructure avec des puissants moyens d’action. Le Seigneur nous ramène à la pudeur de notre incapacité à faire croître son œuvre que par un engagement continu, humble à la manière d’un pauvre paysan sans moyen, qui sème lui aussi une petite semence dont le fruit est lointain. Rien de mieux pour raviver en nous la conscience du petit travail quotidien pour le Royaume et la sérénité que Dieu est au contrôle. En plus, Dieu nous encourage en nous susurrant à l’oreille de notre cœur : « ton réconfort est que je sauve intérieurement toutes les âmes, travaille donc à lever et laisse-moi gérer le reste. Je ferai le nécessaire pour les autres. Patience donc et espérance, la victoire est au bout.