Méditation du Mardi 26 Juillet 2011

L’explication de la parabole du bon grain et de l’ivraie nous situe d’emblée dans une perspective d’espérance et d’endurance, puisque Jésus déclare clairement que c’est à la fin du monde qu’adviendra le dénouement.
Espérance pour les croyants, les fils du Royaume, ceux qui accueillent et accueilleront l’Evangile, espérance pour le plus grand nombre possible. Espérance surtout parce que l’extinction définitive du mal est certaine et certaine aussi la victoire définitive du bien.
Parler d’espérance, c’est admettre l’existence d’un délai – indéterminé en l’occurrence ; c’est donc aussi souffrir la durée. L’histoire humaine est l’épreuve d’endurance des croyants. L’évangile lui-même suggère de ne pas la considérer uniquement comme temps de souffrance, de peine pour les fils du Royaume mais également et surtout comme temps de croissance et de maturation.
D’un bout à l’autre cette parabole garde un ton résolument optimiste : le mal n’est pas sans incidence sur le cours de l’histoire humaine, mais la patience de Dieu qui le premier souffre le mal est en vue d’un bien plus grand encore.

Abbé Hippolyte WHANNOU de DRAVO

Publié le 26 juillet 2011.

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