Méditation du Mardi 12 Juillet 2011

La péricope de ce mardi rappelle par ses accents bien des passages prophétiques de la première Alliance. En fait tout le texte est traversé d’allusions plus ou moins transparentes à l’Ancien Testament. Comme Yahvé avec l’Israël des temps anciens, Jésus expérimente la résistance de ses contemporains à l’appel de la grâce. Nous savons quelle réputation peu flatteuse traînaient Tyr et Sidon dans l’Ancien Testament (cf. Is 23 ; Ez 26-29), et pourtant Jésus les trouve moins endurcies que ces villes (Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm) à la réputation tout aussi sulfureuse, mais qui ont fait l’objet d’un amour de prédilection de sa part. Jésus est déçu : c’est le drame d’un amour à sens unique, d’un amour sans répondant, sans vis-à-vis véritable.
« A qui l’on a beaucoup donné, on réclamera beaucoup » (Lc 12,48). Les paroles que Jésus prononce contre ces villes ont de quoi effrayer et rappellent d’une part, que la finalité des miracles c’est d’inciter à la conversion qui est, en définitive, réponse de l’aimée à l’aimant ; et d’autre part que résister à l’appel à la conversion, c’est toujours s’exposer au jugement de Dieu : « Celui qui croit en lui n’est point jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du fils unique de Dieu » (cf. Jn 3, 18).

Père Hippolyte WHANNOU

Publié le 12 juillet 2011.

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