Méditation du Lundi 6 Décembre 2010

Luc 15, 15-26

Saint Luc nous fait remarquer que les auditeurs de Jésus sont nombreux : il y a les pharisiens qui sont venus de partout pour essayer de le prendre en défaut et le faire condamner. Il y a les gens des villages qui veulent voir de nouveaux miracles. Il y a tous les pauvres, les malheureux, les malades qui cherchent auprès de Jésus une consolation, une bonne parole, peut-être une guérison. Il y a les apôtres et tous ceux qui veulent mieux comprendre les paroles de Jésus et changer de vie.
Il est donc impossible pour le paralysé de s’approcher de Jésus surtout avec sa civière encombrante. Mais le désir de guérison est si grand qu’il va trouver une solution en passant par le toit de la maison. Il doit y avoir bien du bruit et des protestations violentes dans la salle où est Jésus. Mais celui-ci ne regarde que le malade allongé sur son brancard. Il regarde le cœur de celui qui implore sa guérison. Il voit que cet homme souffre plus de ses nombreux péchés que de sa paralysie. Alors, il lui dit : "Tes péchés te sont pardonnés !" Jamais un homme n’avait prononcé de telles paroles. On comprend que les pharisiens soient scandalisés. Cet homme prend la place de Dieu ! Et devant l’incrédulité des juifs, il va prouver qu’il est l’envoyé de Dieu et qu’il agit en son nom.
Nous n’avons peut-être jamais vu de miracle, et pourtant, le sacrement de la réconciliation est plus qu’un miracle. C’est Jésus qui vient guérir ou même ressusciter notre âme. Avons-nous conscience de la bonté et de la miséricorde du Seigneur, chaque fois que nous le recevons ? Ou bien laissons-nous la routine nous envahir ? Pour que notre confession soit valable et fructueuse, on apprenait autrefois qu’il fallait 3 éléments : la contrition, la confession, la satisfaction : c’est toujours vrai.
La contrition, c’est un regret sincère d’avoir fait de la peine au Seigneur, par nos pensées, nos paroles, nos attitudes, non par peur de la punition, mais en réfléchissant sur l’amour qu’il a pour nous. La confession, c’est l’aveu franc et vrai à un prêtre de nos fautes, sans chercher à dissimuler quoi que ce soit par honte ou par peur. La satisfaction, c’est la décision ferme de changer quelque chose dans notre vie et d’agir sans attendre pour corriger un défaut avec la puissance du sacrement que nous avons reçu.
Comme le paralytique de l’évangile, commençons par un acte de foi qui nous remet devant les yeux l’amour de Jésus qui est venu pour les pécheurs. Faisons ensuite cet effort de nous approcher d’un prêtre sans attendre, sans cherche d’excuse, sans regarder le prêtre avec ses défauts, mais, à travers le prêtre, celui à qui Jésus a demandé de nous prendre sur ses épaules comme la brebis perdue.
Et enfin, sachons aussi rendre gloire à Dieu comme le paralysé pardonné et guéri et manifestons cette joie tout au long de notre journée. Après avoir reçu le pardon de Dieu, nous pouvons redire avec la foule : "Aujourd’hui, nous avons vu des choses extraordinaires !"

Père André Chauvin, SMA

Publié le 6 décembre 2010.

Repères