9ième semaine du Temps Ordinaire // Année C
Romains 12, 9-16 // Cantique Isaïe 12, 2, 4b-5a, 5b-6 // Luc 1, 39-56.
En cette fête de la Visitation, nous revivons, dans la page évangélique de ce jour, l’épisode de la Visitation : la visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, la visitation de Jésus à Jean, la visitation de Dieu à l’homme. Marie communique à sa cousine Elisabeth la richesse spirituelle qui lui a été donnée d’en haut : Elisabeth est comblée de joie par l’Esprit saint au moment précis où la Vierge entre dans sa maison et la salue. Mais avant, c’est au seuil de la maison hospitalière de Zacharie et d’Elisabeth que Marie prononce une phrase qui touche au début du mystère de la Rédemption : “Le Puissant fit pour moi des merveilles : saint est son nom !” (Luc. 1, 49). La Rédemption du monde est en effet fondée sur la foi de Marie, elle est liée à son “Fiat” ; mais elle commence concrètement à réaliser par le fait du “Verbe qui s’est fait chair pour habiter parmi nous” (Jn. 1, 14).
La hâte avec laquelle Marie se mit en route en direction de sa cousine dit tout des grâces inhérentes à une rencontre, à toute rencontre. Toute rencontre est une chance et une opportunité à saisir et à recueillir. Elle est une occasion à saisir pour aller de l’avance. La rencontre est productrice d’infinies grâces, visibles et invisibles, toutes émanant de Dieu ; c’est là une vérité naturelle que nous devons sauvegarder et pouvoir entretenir envers et contre tout.
De plus, la véritable dévotion n’est pas une affection stérile et passagère ni une certaine crédulité vaine ; elle procède de la vraie foi par laquelle nous sommes conduits à connaître l’excellence de la Mère de Dieu. Laissons-nous saisir par un amour filial envers notre Mère en imitant ses vertus et notamment sa charité dont nous avons un si bel exemple aujourd’hui dans sa visite chez sa cousine Elisabeth. Joignons-nous aux générations innombrables en honorant et en renouvelant notre dévotion à Marie, la plus bénie de toutes les femmes.
Abbé Frédéric Serge KOGUE