Méditation du Lundi 28 Novembre 2011

Homélie du 1er lundi de l’Avent

(Année liturgique 2010–2011 : B)
Première Lecture : Isaïe 2.1–5
Psaume : Psaume 122.1–9
Évangile : Matthieu 8.5–11

Mes frères et sœurs,
La 1ère lecture de ce jour proclame la vocation de Jérusalem comme centre d’une humanité enfin une dans la connaissance de Yahvé et de sa Loi. Isaïe a fait avancer d’un pas la révélation de ce qu’est l’Alliance de Dieu avec son peuple. L’alliance du Sinaï, c’était le choix d’un peuple auquel il était donné de s’approcher de Dieu et de recevoir sa Loi. Cette fois-ci Dieu désigne un lieu d’où rayonnera son activité dans le monde.
Le plan de Dieu va s’inscrire dans la réalité de l’histoire humaine, et en même temps qu’on découvre un peu mieux la profondeur du mystère de Dieu, le paradoxal de ses interventions dans les événements, on réaffirme que le futur reste accroché à quelques personnes, à un temple sans fondations anciennes et à une petite cité sur le flanc d’une colline.
On a là un élément caractéristique de la révélation biblique. Avant Isaïe il y a la promesse de Dieu à David et il est impossible de savoir exactement ce que David pouvait comprendre des promesses de Dieu au-delà d’une certaine stabilité de sa dynastie.
Mais peu importe ce que David en comprenait. Très vite l’Esprit avait fait croître l’espérance et, trois siècles et demi après David, Isaïe nous montre comment la foi d’Israël a établi des liens désormais indissolubles entre le plan de Dieu Sauveur et la royauté de David. Jérusalem-Sion et la dynastie de David sont comme des sacrements, l’un géographique, l’autre historique, de la présence de Dieu dans le monde.
Frères et sœurs, allons jusqu’à Jésus, montons à la montagne sainte et demandons au Christ, comme l’a fait l’officier romain dont le Christ a guéri le serviteur dans l’évangile de ce jour, pour vivre de la loi du christ, pour obtenir les grâces dont nous avons besoin.

In Christo,
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI

Publié le 28 novembre 2011.

Repères