Méditation du Lundi 28 Février 2011

(Année liturgique 2010–2011 : A)

Première Lecture : Siracide 17.19–27

Psaume : Psaume 32.1–2, 5–7

Évangile : Marc 10.17–27

Frères et sœurs dans le Christ,

L’influence de Jésus provenait moins de la nouveauté de son enseignement que de l’attrait mystérieux de sa personne. Beaucoup de personnes justes et en recherche de Dieu, en le rencontrant, découvraient brusquement ce que signifie la perfection.

Selon Matthieu (19.20), celui qui s’approche de Jésus est un jeune homme, Luc l’appelle un chef (18.18) : peu importe d’ailleurs. Ce qui nous intéresse c’est que cet homme demande à Jésus quel est le chemin qui conduit à la vie éternelle. Il pose cette question à Jésus car il connait parfaitement la loi de Yahvé, notamment le texte de Siracide que nous avons écouté tout à l’heure en 1ère lecture :

Tourne-toi vers le Seigneur et renonce au péché, prie-le et réduis tes offenses.

Reviens vers le Très-Haut et détourne-toi de l’injustice, aie en horreur ce qui est abominable.

Crois-tu qu’on loue le Très-Haut, dans le séjour des morts, à la place des vivants qui n’ont pas de reconnaissance ?

Oui, cet homme veut faire partie des vivants qui louent le Seigneur après leur vie terrestre. Mais Jésus n’a pas de commandement nouveau à lui enseigner. L’Ancien Testament avait déjà dit tout ce qu’il fallait faire, et comment obtenir la vie éternelle par la pratique de la justice et de la compassion.

C’est alors que Jésus lui propose d’entrer, aujourd’hui même, dans une autre voie qui lui donnera la vraie liberté : vends ce que tu as et donne-le aux pauvres. Ce qu’il doit vendre, c’est tout ce qui l’alourdit. Il doit faire aumône aux pauvres, c’est-à-dire que toutes ses actions doivent être imprégnées de charité. Car, comme dit Saint Paul, s’il fait tout, depuis son enfance, sans charité mais comme une pratique rituelle, c’est en pure perte.

Frères et sœurs, quelle est notre pratique de la loi depuis que nous connaissons Dieu ? Est-ce une pratique enveloppée et pénétrée toute entière de charité ?

In Christo,

Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI

Publié le 28 février 2011.

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