Méditation du Lundi 24 Mai 2010

1 Pierre 1, 3-9 ; Psaume110(111) ; Marc 10, 17-27.

Pentecôte marque la fin du temps pascal, du beau temps pascal avec ce qu’il a comporté d’édifiant pour les communautés chrétiennes. Et déjà aujourd’hui reprend en liturgie le cours du temps ordinaire. Mais le temps ordinaire n’est pas un retour à l’ordinaire de nos anciennes habitudes, loin des efforts amorcés depuis le Carême et en tournant dos aux victoires acquises sur le mal grâce à la résurrection de Jésus. Le temps pascal s’en est allé certes, mais le temps ordinaire est un temps nouveau qui nous exhorte à aller plus loin que les bonnes habitudes acquises. Les textes en témoignent. En première lecture, c’est l’Apôtre Pierre qui rappelle que la résurrection de Jésus nous ouvre à l’espérance : « … dans sa grande miséricorde, il [Dieu, le Père de Jésus] nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus-Christ pour une vivante espérance » ; puis le même Pierre nous appelle à l’endurance dans les épreuves qui ne tarderont pas à disparaître.
L’évangile est séduisant. D’abord, remarquons les bonnes dispositions du jeune homme qui « accourut vers Jésus ». Ensuite contemplons Jésus posant son regard sur le jeune homme ; le plus beau, c’est que Dieu se mit à l’aimer. Pour la raison que nous dit le texte : il cherche le chemin de la vie éternelle ; le Christ l’invite au respect des commandements… et le jeune déclare à Jésus qui sait tout : « j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » La question qui se pose à nous est de savoir si en toute vérité, devant Jésus, nous pouvons oser affirmer comme ce jeune homme : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » La question est d’autant plus capitale que c’est à celui qui observe déjà tous les commandements que Jésus demande un plus. Beau texte d’évangile pour examiner et jauger en toute clarté ne serait-ce que notre rapport à Dieu et à ses commandements. Dieu attend notre réponse avant de nous proposer autre chose ! Répondons-Lui au plus tôt, au plus vite !

Père Frédéric Serge KOGUE

Publié le 24 mai 2010.

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