Méditation du Lundi 22 Novembre 2010

(Luc, 21, 1-4)

Les journaux, radios et télévisions cherchent toujours les événements les plus extraordinaires pour attirer les "clients" et pour "vendre" leurs produits. Voilà que saint Luc va chercher un événement insignifiant, complètement ignoré de tous, mais qui a été remarqué seulement par Jésus : une pauvre veuve qui met discrètement 2 petites piécettes dans le tronc du temple. "Elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre !" dit Jésus.
Une première leçon que nous pouvons retenir de cet évangile, c’est que Dieu admire, félicite, mais surtout aime les pauvres, les petits. Ce n’est pas la quantité de ce que nous donnons qu’il regarde, mais l’amour avec lequel nous donnons le peu que nous avons.
Dans quel esprit, avec quelles pensées dans le cœur donnons-nous habituellement à la quête, au denier du culte ? Simple geste machinal ? Partage fraternel ? Obligation forcée ? Ou geste d’offrande fait par amour ? Mais Jésus ou nos prêtres ne sont pas là pour surveiller ce que nous mettons dans la corbeille. Le temple où Jésus enseignait, l’église où nous venons écouter la Parole de Dieu sont d’abord des "maisons de prière !" Jésus, les apôtres, la veuve viennent d’abord pour prier.
D’où une deuxième leçon de cet évangile. Nous venons à l’église pour prier. Mais quelle prière ? Souvent, nous arrivons à l’église parce que nous avons plein de choses à demander. Ici, la veuve ne demande rien. Au contraire, elle donne.
S’il nous arrive parfois de rentrer à l’église pour demander ou pour rendre grâce, pensons-nous parfois à venir pour donner ou pour nous donner ? Que pouvons-nous donner ? Comment pouvons-nous nous donner ? Autant de questions où chacun doit se sentir interpelé par le Christ, où chacun peut répondre selon sa générosité ou son amour ! Donner, ce n’est pas nécessairement de l’argent. Donner, c’est présenter à Dieu ou aux autres ce qu’il y a de meilleur en nous, nos qualités, notre générosité, nos charismes, notre écoute, un service, pour aider le prochain à découvrir aussi ce qu’il y a de meilleur en lui, lui apprendre à son tour à partager.
Et tout cela doit se faire par amour, sans chercher de récompense. Je suppose que la récompense de la veuve a dû être très grande dans le ciel ! Elle-même en a sûrement été surprise en arrivant là-haut ! Avec ceux que nous rencontrerons aujourd’hui, essayons de mettre un peu plus d’amour dans nos regards, dans nos paroles, dans notre accueil. C’est ainsi que la Parole de Dieu de ce jour aura transformé notre cœur et celui de ceux ou celles que le Seigneur aura placés près de nous.

Père André CHAUVIN, SMA

Publié le 22 novembre 2010.

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