Méditation du Lundi 22 Février 2010

Aujourd’hui, l’Eglise universelle fête la Chaire de Saint Pierre. Toute la liturgie introduit dans le symbole que représente Saint Pierre et ses successeurs pour toute l’Eglise répandue à travers le monde. L’Evangile de ce jour met l’accent sur la profession de foi de Pierre, une profession de foi qui ne vient pas de la chair et le sang, mais du Père des Cieux. L’Evangile, en trois tableaux, nous montre comment Pierre proclame l’identité du Christ, d’une manière très précise et les implications subséquentes. Des opinions des uns à la profession de Pierre, il y a continuité de logique en même temps que dépassement de formulation. Les premiers, ceux qui disaient du Fils de Dieu qu’il est un Prophète, reconnaissaient déjà en lui une puissance qui vient du Seigneur. Jésus se présente à eux comme le héraut de Dieu, celui qui transmet sa Parole. A ce niveau précisément, ils ne se trompent pas de chemin, ils sont sur le bon chemin. Mais c’est Pierre qui va porter à son terme leur cheminement avec le Christ. C’est comme s’ils appréhendaient confusément le mystère de cet homme unique et exceptionnel qu’on devrait comparer, à défaut d’en avoir un plus grand dans l’humanité, à un grand prophète.

Avec Pierre, on découvre que Jésus n’est pas seulement un très grand Prophète. C’est la Parole même de Dieu, le Fils même du Dieu vivant. Du coup, Pierre amène à son éclosion l’effort de présentation de l’identité du Messie de Dieu. C’est dire que le rôle de Pierre est de proclamer la foi telle qu’elle doit être et que lorsque les successeurs de Pierre, dans leur Chaire, proclament une vérité comme de foi pour tous les fidèles, elle doit être tenue comme telle par le troupeau du Seigneur. L’ultime raison de l’adhésion des fidèles est que c’est l’Esprit qui agit en son Eglise et guide les pasteurs en leur tête. Pierre ne proclame pas Jésus « Fils du Dieu Vivant » après une conclusion intellectuelle de type rationnel. Il reçoit dans l’Esprit du Père l’identité du Fils. Donc quand Pierre et ses successeurs proclament une vérité comme devant être crue par tous les fidèles, ils expriment en définitive, non pas leur propre volonté mais la volonté du Père des Cieux.

On comprend donc l’importance du « tu es Petrus » (tu es Pierre) avec les conséquences qui s’en suiventt. Pierre devient le premier parmi les Apôtres parce qu’il est le roc sur lequel le Christ a fondé son Eglise. Il est premier par élection du Christ et non par délégation du collège des apôtres. La primauté de Pierre à partir de là reste indiscutable. De même son infaillibilité quand il définit la doctrine sur la foi et sur les mœurs. C’est sur la foi de Pierre que l’Eglise est construite. Et tant que Pierre restera fidèle à cette foi, rien ne pourra ébranler l’Eglise. « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16,18)

C’est justement à cause de cette primauté et de cette infaillibilité que Pierre et ses successeurs les papes ont pour premier rôle d’affermir la foi des fidèles, d’être au service du peuple et d’être son modèle. Saint Pierre en a tellement conscience qu’il exhorte ceux qui exercent la fonction d’anciens à être des bergers qui veillent de bon cœur sur le troupeau de Dieu à eux confié.

Mes frères, à l’occasion de cette fête, prions pour le pape Benoît XVI et pour nos Evêques, pour tous ceux qui ont la charge du peuple de Dieu afin que qu’ils ne se découragent pas dans l’exercice de leur responsabilité, qu’ils soient des serviteurs selon le cœur de Dieu. Soyons nous-mêmes des fidèles dociles et obéissants, attachés à la foi et à l’enseignement de l’Eglise.

jean oussou-kicho

Publié le 22 février 2010.

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