(Année liturgique 2010–2011 : A)
Première Lecture : 1·Thessaloniciens 1.1–5, 8–10
Psaume : Psaume 149.1–6, 9
Évangile : Matthieu 23.13–22
Ste Vierge Marie Reine
Frères et sœurs,
L’évangile de ce jour nous oblige à nous poser une question : comment Jésus a-t-il pu qualifier d’hypocrites ces hommes si attachés à leur foi ? Dans la langue de Jésus, le mot “hypocrite” désigne également le superficiel et celui qui se moque des choses de Dieu. Tous les Pharisiens n’étaient évidemment pas hypocrites, mais Jésus dénonce une déformation fréquente dans les élites religieuses. Il nous invite à nous méfier des institutions nées de ceux qui possèdent l’argent et la culture et qui ensuite prétendent diriger les autres — et l’Église — sans avoir appris des pauvres la véritable humilité.
Le mystère de Dieu est si profond que personne, de sa propre volonté, ne peut se présenter comme son porte-parole exclusif. Les Pharisiens pratiquaient, enseignaient et gagnaient de nouveaux adeptes à la foi, mais ils ne perdaient rien avec leurs jeûnes et leurs aumônes. Leur orgueil et leur amour de l’argent y trouvaient leur compte. Nous devons travailler dans l’humilité à l’éveil de la foi comme St Paul chez les Thessaloniciens pour que, comme il le dit dans la 1ère lecture, chez nous, la Bonne Nouvelle ne soit pas qu’en paroles, mais qu’elle trouve des moyens pour convaincre, qu’elle se transforme en actes car le Verbe lui-même s’est fait chair : la Parole s’est faite acte.
In Christo,
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI