Avent, le temps de notre Espérance, le Seigneur vient comme il l’sa promis. Nous voici dans la neuvaine préparatoire à Noël, nos regards sont plus que jamais tournés vers la crèche qui portera l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous. Nous le désirons d’un grand désir. La séquence du Cantique des cantiques exprime cette relation attractive devant exister entre le Seigneur qui vient et son peuple. Ce n’est pas trop dire que de la comparer à une relation amoureuse. Le premier à en prendre l’initiative, c’est d’abord Dieu, lui-même. Il vient à notre rencontre. Malgré que nous ne soyons pas dignes de lui, il quête notre oui, il tient à nous séduire. Si nous lui offrons notre adhésion, il nous dira : « Lève-toi, mon amie, viens ma toute belle. » Et effectivement, nous jouissons d’une beauté inouïe. C’est pourquoi Dieu ne peut nous abandonner dans les rets du malin. Cette beauté, nous la tenons du Dieu-Trinité qui a daigné nous façonner à son image et à sa ressemblance. Comprenons alors que Dieu ne puisse s’empêcher de courir après l’homme jusqu’à dépêcher son Unique Fils. Seul l’amour est capable d’expliquer cette folie indicible. La Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth est la rencontre du Dieu-Amour avec son précurseur. Avant même qu’il ne naisse, Jean, le Baptiste a déjà reconnu son Sauveur. Marie n’est plus accueillie comme une simple parente, mais comme la mère du Seigneur. Elisabeth se trouve donc être la première créature à qui, l’Esprit Saint a révélé la maternité divine de celle qui a accepté de porter le Verbe Eternel. L’émerveillement de la mère de Jean doit rester pour nous une école de vie où nous sommes appelés à cultiver les uns envers les autres des sentiments d’action de grâces et de louanges à notre Dieu pour ses bienveillances dans la vie du frère, de la sœur. Ce qui élève un humain, honore de ce fait toute l’humanité, ce qui rabaisse un humain, aliène toute l’humanité.