Bien aimés,
La liturgie de la parole de ce jour nous montre la forme et la nécessité de la présence de Jésus dans la vie du chrétien. Jésus est parmi nous, et nous pouvons être conscients de sa présence même si cela ne réchauffe pas nos sentiments. Il le dit lui-même : “Vous me verrez parce que vous vivez et que moi aussi je vis.” Ce qui est important n’est pas de sentir sa présence mais de persévérer en suivant son chemin. Pour arriver à une foi adulte, il faut que nous soyons privés du réconfort de sa présence pour des temps plus ou moins longs : encore un peu et vous ne me verrez plus.
Pour ses disciples cela s’est vérifié une première fois au moment de sa mort : plus tard, ils l’ont vu ressuscité d’entre les morts. Cela se vérifiera aussi à la fin du monde, quand nous découvrirons le Christ glorieux que nous attendons dans la foi. Après la résurrection du Christ, il s’établira entre lui et ses disciples une amitié authentique : il leur parlera clairement du Père et ils demanderont en son nom.
Je vous parlerai clairement… La réponse naïve des apôtres souligne par contraste ce que Jésus exprime au verset 25 du chapitre 16 de Saint Jean. Jésus ne voulait pas dire qu’il reviendrait visiblement pour enseigner alors sans paraboles. Il faisait allusion à une connaissance spirituelle de lui et de ses paroles, que les disciples devaient recevoir de l’Esprit. Et alors la nécessité de la présence de Jésus dans la vie du chrétien est manifeste par la présence de l’Esprit en lui. Nous comprenons alors la première lecture de c jour où Saint Paul baptise 12 disciples de Jean et leur donnant, au nom de Jésus, l’Esprit Saint. Du coup, comme le Christ, dans l’évangile de ce jour, armés de l’Esprit de courage, les disciples vaincrons le monde : « courage : j’ai vaincu le monde ! » (Jn16,33) ; ces disciples pourrons chanter, et nous chrétiens avec eux, pourrons chanter comme le Psalmiste de ce jour :
Que Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
que devant lui s’enfuient ceux qui le haïssent !
Tu n’en laisses que fumée qui se dissipe,
ils se défont comme la cire sur le feu.
Sous la face de Dieu les méchants périssent,
les justes au contraire se réjouissent,
ils sautent et crient de joie devant Dieu.
Chantez à Dieu, jouez et célébrez son nom,
frayez la route au Chevalier céleste.
Réjouissez-vous pour le Seigneur
et dansez devant lui.
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI,
Vicaire à Paroisse Immaculée Conception de Tori-Gare.