Méditation du Lundi 17 Janvier 2011

2e lundi ordinaire

(Année liturgique 2010–2011 : A)

Première Lecture : Hébreux 5.1–10

Psaume : Psaume 110.1–4

Évangile : Marc 2.18–22

Bien aimés,

La liturgie de la Parole de ce jour nous montre le Christ, grand prêtre qui offre le vin nouveau. En effet, un grand nombre d’hommes religieux éprouvaient de la sympathie pour Jésus, ils auraient voulu le voir renouveler la ferveur de la nation. Mais la mission de Jésus n’est pas de réorganiser le culte et de remplir les synagogues.

Pourquoi ne jeûnent-ils pas ? Le jeûne, signe de pénitence et de repentir, accompagnait les prières adressées à Dieu pour qu’il vienne libérer son peuple. Mais déjà Dieu est là en la personne de Jésus : la joie et la fête conviennent mieux que le jeûne. Les prophètes avaient annoncé les noces de Dieu avec son peuple au moment où il viendrait les visiter (Is 62.4-5) ; en se présentant comme le marié, Jésus annonce sa véritable identité. C’est lui, le grand prêtre dont nous parle la 1ère lecture, Celui qui nous offre le vin nouveau.

Quel est ce vin nouveau ? C’est évidemment l’Évangile et l’ivresse de l’Esprit Saint qui pousse les disciples à n’importe quelle folie pour révéler l’amour du Père et la liberté qui leur a été donnée. Pour le comprendre, lisons les Actes des Apôtres et les vies des saints qui ont marqué l’histoire de l’Église.

Vieilles outres. L’évangile n’entre pas dans les formes traditionnelles de la religion — pas davantage peut-être en ceux qui s’y attachent à tout prix. Marc veut nous faire sentir la nouveauté radicale de ce qu’apporte Jésus. Rentrons dans cette nouveauté radicale afin de jouir des biens éternels.

Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI

Publié le 17 janvier 2011.

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