Méditation du Lundi 16 Novembre 2009

Luc 18, 35-45

Chers frères et sœurs,

L’attitude de l’aveugle mendiant de Jéricho est typique de ceux qui n’ont plus que l’espérance pour vivre. Son handicap naturel le condamne à rester au bord de la route pour quémander sa pitance quotidienne. Regarde aujourd’hui autour de toi toute cette foule de personnes portant un handicap, je parle de ceux qui l’ont réellement, que tu croise à longueur de journée dans les feux, au marché, devant ton étalage, devant ton lieu de travail ou encore ailleurs. Ces personnes misent tout sur l’espérance. Il ne leur reste souvent que la force de demander, le courage de tendre la main.Mais comment les regardons-nous ? N’est pas avec soupçon, mépris, dédain ? S’il nous arrive de lancer une pièce de monnaie dans leur sacoche, comment le faisons-nous ? Les considérons-nous encore comme des êtres pleinement humains ?

L’aveugle mendiant de Jéricho représente pour nous un modèle d’espérance mais aussi de prière constante et insistante. Il n’est pas arrêté dans son élan par la réprimande de la foule anonyme.Cette foule qui le mettait au ban de la société n’a pas pu étouffer sa voix, la voix de sa foi, la voix de son espérance qui a porté jusqu’aux oreilles du Messie, le Fils de David. Si nous misons tout sur Dieu nous ne devons pas nous laisser abattre par les épreuves de la vie, par l’angoisse, le désespoir. Le Seigneur continue de demander à chacun de nous : « que veux-tu que je fasse pour toi ». C’est chaque jour qu’il faut lui répondre. C’est ainsi que nous serons guéris de notre cécité spirituelle et pourrons nous mettre sur le chemin de la vie à la suite de Jésus Christ.

Abbé Serge Bidouzo

Publié le 16 novembre 2009.

Repères