En ce lundi de la 4ème semaine de carême, Dieu annonce par son prophète Isaïe son dessein de salut : une nouvelle création. Ce qui caractérise cette nouvelle création est la joie et l’allégresse. Dieu va créer une Jérusalem de joie et un peuple d’allégresse. Ainsi il trouvera lui-même sa joie et son allégresse en son peuple. C’est donc la fin de la détresse de l’homme, la fin de ses cris et de ses lamentations : c’est le temps du salut où chacun vivra longtemps en Dieu. Mais ce dessein annoncé par Isaïe et qui a déjà commencé, trouvera sa réalisation complète en Jésus Christ, l’oint du Père qui a pour mission de réaliser le dessein de son Père. C’est pourquoi dans l’Evangile de ce jour, il va prononcer au fonctionnaire royal la seule parole de vie : « Va, ton fils est vivant ». Voilà ce qui a réjouit le fonctionnaire qui se trouvait devant Jésus en train de quémander la guérison de son fils. La foi de l’homme en cette parole de Jésus, constituera la source de sa joie et de son allégresse. Mais cette joie va atteindre son sommet quand le fonctionnaire avec certitude saura que c’est Jésus qui a vraiment donné la vie à son fils. Désormais ce ne serait plus une joie solitaire mais une joie communautaire qui va entrainer tous les gens de sa maison dans la foi en Jésus Christ, le vrai libérateur et la source authentique de la joie et de l’allégresse du peuple.
Voilà chers frères et sœurs ce que Jésus a réalisé dans la vie de ce fonctionnaire royal ; c’était à cana en Galilée. Aujourd’hui encore, il se retrouve devant toi pour t’entrainer dans la même joie ; es-tu prêt à faire avec lui le cheminement ? Le voilà qui arrive en Galilée de ta vie ; es-tu prêt à lui faire un bon accueil ? Veux-tu l’obliger à descendre dans ta maison (ton cœur), Te disposes-tu à écouter de sa bouche la seule parole de vie ? Peux-tu accorder à cette parole une attention, voire ta foi ? C’est justement de ta foi qu’il a besoin. Donne-la-lui et tu vivras.