Méditation du Lundi 14 Novembre 2011

(Année liturgique 2010–2011 : A)
Première Lecture : 1·Maccabées 1.10–63
Psaume : Psaume 119.53, 61, 134, 150, 155, 158
Évangile : Luc 18.35–43

Frères et sœurs bien aimés dans le Seigneur,
Alors que toute l’Afrique se prépare à accueillir au bénin le Vicaire de la Parole de Dieu fait chair, Jésus-Christ, cette parole nous est donné ce 33e lundi ordinaire et nous allons surtout contempler le Psaume responsorial, non seulement dans les quelques versets que la Liturgie nous propose mais dans son intégralité afin de mieux saisir les deux autres textes de la Liturgie du jour.

En effet, le psaume 119 est alphabétique : chaque strophe correspond à une des lettres de l’alphabet hébraïque et ses huit vers commencent par cette lettre. Par ailleurs, chaque verset contient l’un des huit mots plus ou moins synonymes, plus ou moins complémentaires qui désignent les préceptes divins : la Loi, les avis, les chemins, les paroles, les préceptes, les jugements, les ordonnances, les volontés.

Il ne faut pas chercher ici une structure logique, un ordre du discours ou un enseignement à inculquer. C’est, en fait, une longue méditation sur la Loi. Cette Loi, en réalité, désigne de façon plus large l’ensemble du texte sacré. Elle nous invite à nous demander dans quelle mesure, en pratique, nous prenons le temps de méditer chaque jour la Parole, dans quelle mesure nous recevons comme parole de Dieu ce qu’il nous a été donné de lire, que nous ayons choisi le texte ou que nous en ayons laissé le choix à l’Esprit, dans quelle mesure nous découvrons sa vérité dans les événements de chaque jour, non pas comme certains fils d’Israël dont nous parle la 1ère lecture : « se leva en Israël une génération de gens dévoyés qui entraînèrent beaucoup de monde derrière eux ».
Une Église dont les prêtres et les fidèles iraient de préférence aux documents et aux informations plutôt que de se plier patiemment à cette méditation pour se laisser transformer serait vite désertée par la grâce de Dieu. Que Dieu, par sa grâce, aide l’Afrique à éviter ce drame. Comme l’aveugle de Jéricho, crions vers Dieu en lui disant ce qui nous manque et sa grâce nous le donnera.

In Christo,
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI

Publié le 14 novembre 2011.

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