(Année liturgique 2010–2011 : A)
Première Lecture : 1·Timothée 2.1–8
Psaume : Psaume 28.2, 7–9
Évangile : Luc 7.1–10
Chers frères et sœurs,
Dans la 1ère lecture de ce jour, nous trouvons ce qui s’applique aux réunions de la communauté, avec deux points essentiels : la prière pour les dirigeants civils et l’attitude des femmes à l’Église. Et Saint Paul écrit : « Je demande qu’on fasse des prières ». Il écrit cela car il veut que les Chrétiens soient solidaires de leurs compatriotes, loyaux envers leur pays, et qu’ils prient pour ses dirigeants. Malgré ses péchés et ses superstitions, le monde païen était religieux. La religion accompagnait toutes ses actions. Ceci explique que, quelques années plus tard, les Chrétiens aient été persécutés comme rebelles et athées parce qu’ils n’adoraient ni l’empereur, ni ses dieux. Peut-être cette insistance sur la prière pour les gouvernants est-elle due au fait que le paragraphe fut écrit quand déjà cette suspicion pesait sur les Chrétiens : il fallait écarter ces soupçons. C’est pourquoi Saint Paul insiste en disant : nous devons prier pour les gouvernants. Cela ne signifie pas que nous n’en chercherons pas de meilleurs. Mais, comme il l’écrit, Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Paul nous dit avec d’autres mots ce que contenaient les dernières paroles de Jésus dans l’Évangile de Matthieu : l’évangile doit être prêché à toutes les nations. Peut-être une minorité seulement croira, mais cette évangélisation est nécessaire pour que l’ensemble de l’humanité arrive à la vérité et au but que Dieu lui a fixé. Alors, quand nos prières porteront leurs fruits, nous verrons le Christ dire, comme il le dit dans l’évangile de ce jour : « Je vous le dis : même en Israël je n’ai pas rencontré une telle foi ! ».
Prions donc pour nos gouvernants, nos responsables à divers niveaux : religieux, politiques et administratifs.
In Christo,
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI