
St Benoît, abbé, patron de l’Europe (†547)
Première Lecture : Proverbes 2.1–9
Psaume : Psaume 34.2–4, 6, 9, 12–15
Évangile : Matthieu 19.27–29
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Aujourd’hui, nous fêtons Saint Benoît. Benoît de Nursie, ou saint Benoît pour les catholiques et les orthodoxes ( vers 480 ou 490 - †547) est le fondateur de l’ordre bénédictin et a largement inspiré le monachisme occidental ultérieur. Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d’Occident, à cause de sa Règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale. Il est vénéré deux fois dans l’année en Occident, le 11 juillet (fête), date anniversaire de la translation de ses reliques à l’abbaye de Fleury, et le 21 mars (mémoire), anniversaire de sa mort, et le 14 mars en Orient. Lorsque le calendrier romain fut fortement transformé par le pape Paul VI dans les années 1970, c’est la date du 11 juillet qui a été retenue. Et, en cette fête, la Parole de Dieu insiste sur la pauvreté évangélique. En effet, après l’appel du jeune riche par Jésus dans l’évangile selon Saint Mathieu, Pierre, le 1er des apôtres, prend la parole : « Maître, nous avons tout laissé pour te suivre : y aura-t-il quelque chose pour nous ? ». En réalité, cet appel du jeune homme riche a toujours été considéré comme le modèle de la vocation religieuse et apostolique. Sans la pauvreté effective et volontaire, on n’atteindra jamais l’union à Dieu qui est le but du vrai religieux. Par ailleurs, tant que les apôtres partageront la vie des gens plus installés, ils pourront être leurs amis mais n’obtiendront pas de conversions profondes. Et pendant ce temps ils n’atteindront pas le monde immense des pauvres. Car c’est dans l’esprit de pauvreté, c’est-à-dire d’abandon total à Dieu que la foi s’approfondit. Il importe alors que la sagesse l’emporte sur le matériel, sur l’argent. Nous comprenons alors pourquoi dans la 1ère lecture de ce jour, ce conseil nous est donné : « Reçois mes paroles, garde mon enseignement ; que ton oreille, mon fils, s’ouvre à la sagesse, que ton cœur se plie à la vérité ; fais appel à l’intelligence et laisse-toi guider par la raison ; cherche la sagesse comme l’argent, comme un trésor caché : alors tu pénétreras dans la crainte de Yahvé et tu trouveras la connaissance de Dieu ». Qu’il en soit ainsi pour nous maintenant jusqu’au jour de notre rencontre définitive avec Dieu. Amen.
Père Adelphe ADAMBADJI