(Année liturgique 2010–2011 : A)
Première Lecture : Daniel 13.1–9, 15–17, 19–30, 33–62
Psaume : Psaume 23
Évangile : Jean 8.1–11
St Stanislas, évêque et martyr ( 1030-1079)
Frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais appelés à savoir que Dieu se sert de moyens insondables pour conduire les pécheurs au repentir et pour les purifier par la souffrance. En effet, si Jésus fait preuve de tant d’égards pour la femme adultère de l’évangile de ce jour et s’il refuse de la condamner comme le font les hommes, est-ce parce qu’il considère que son péché est sans gravité ? Non, c’est parce qu’évidemment Dieu se sert d’autres moyens pour conduire les pécheurs au repentir et pour les purifier par la souffrance.
Il y a une énorme différence entre dire à quelqu’un que ses idées ou actions sont mauvaises et le condamner. Souvent nous condamnons : nous ne laissons pas de marge pour le changement et la miséricorde. Dans cet épisode, Jésus est à la fois exigeant et miséricordieux envers la femme. Mais, en fait, ce fut ainsi car la femme a reconnu sa faute ; la reconnaissance de la faute nous fait obtenir de Dieu la miséricorde ; mais, voyons l’histoire des deux anciens d’Israël qui se sont rués sur Suzanne, fille d’Helquias, sans vergogne. Ils n’ont pas pu obtenir miséricorde car leur cœur était fermé, obstiné.
Demandons au Seigneur d’ouvrir pour toujours notre cœur à sa miséricorde et, par des moyens que nous ne soupçonnons pas, de nous combler et de nous purifier. Amen.
In Christo,
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI