Méditation du Jeudi 9 Décembre 2010

2e semaine du l’Avent Année A
1re lecture : Is 41, 13-20 ; Evangile : Mt 11, 11-15

« Ne crains pas, je viens à ton secours ».

Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, la liturgie de la parole en ce jeudi de la 2e semaine de l’Avent nous invite à découvrir et expérimenter le secret de la grandeur qui réside dans l’humilité et le détachement. Le prophète Isaïe nous montre dans la 1re lecture que la main du Seigneur est forte et agit avec puissance. La proximité de Dieu est salvatrice pour son peuple. Tout homme aspire à la grandeur, à la promotion… mais cela peut ne plus répondre aux normes morales ou aux lois divines si cette grandeur va contre la charité, s’il est contaminé par l’orgueil, l’égoïsme et ses corollaires.

La charité exige l’humilité et l’humilité est la voie royale de la grandeur. C’est ce que nous rappelle l’évangile de ce jour. Qui dans le Royaume, est le plus grand ? Le Messie, incontestablement. Ainsi, en nous disant « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui », en nous disant que lui, le plus petit, est plus grand que le plus grand des hommes, Jésus dit déjà, de manière allusive, qu’il est le Messie. Or, celui que nous attendons étant le plus petit, il ne pourra nous être révélé que dans sa petitesse. Noël est à la pointe de ce paradoxe. Voilà pourquoi Jean est une figure exemplaire de l’avent. Il est à la rencontre du grand et du petit. Il est un prophète qui annonce le Messie, et, dans le même temps, il connaît Jésus qui est l’accomplissement des prophéties. Jean Baptiste est à un passage. En désignant ce prophète, Jésus pointe le lieu de rencontre que nous cherchons entre le petit et le grand et montre l’ouverture à une fécondité nouvelle. La grandeur que nous attendons joyeusement pendant l’Avent est la nouveauté du Royaume. Il est un enfant : nouveau, petit, faible et pauvre. Il est l’enfant Roi, le Seigneur des Seigneurs, le Messie que le monde attend. Demandons au Seigneur de nous donner la grâce de comprendre que c’est dans la soumission à Dieu que l’homme devient réellement grand en prenant son envol de la racine même de la Grandeur par excellence.

Père Janvier AZONHAHIN

Publié le 9 décembre 2010.

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