Méditation du Jeudi 6 Mai 2010

Ac 15, 16-21 Ps 95 Jn 15,9-11

Dans l’évènement de ce qu’il convient d’appeler le Concile de Jérusalem et dont la première lecture nous décrit en partie le déroulement, nous sommes frappés par :
* L’Action de l’Esprit, sur les Apôtres, sur les évènements et les nouvelles routes à édifier dans l’Eglise
* Le respect et la vénération que Paul a toujours cultivés à l’égard des Douze
* La force, l’enrichissement mutuel et le renforcement de la communion par le partage d’expérience missionnaire dans la foi. Chacun Barnabé, Paul, Tite, Pierre, Jacques et Jean prennent la parole et partage leurs expériences à l’occasion de cette rencontre.
* L’équilibre à faire sur la profondeur et l’effet d’accomplissement de l’évènement du Christ et de sa grâce sur les pratiques relatives à la loi de Moïse : l’observance des normes, concernant les purifications cultuelles, les aliments purs et impurs et le Sabbat
* L’évangile de la liberté de la loi qui vient comme une intuition lumineuse de l’Esprit pour tous : Jésus y faisait déjà allusion. Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole C’est en ces moments là que les apôtres pouvaient mieux comprendre que l’action de Dieu pour le salut est grâce, amour et communion. Ils pouvaient surtout ici comprendre combien responsabilisante était pour eux les paroles du Christ dans le sermon sur la montagne : Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.
Le déclin des valeurs fondamentales, le manque de respect pour la vie humaine, le mariage et la famille, la permissivité et ses conséquences sur la vie et de la société, la crise de la vérité dans les relations humaines, l’irresponsabilité dans la parole, l’utilitarisme dans les rapports d’homme à homme, la diminution du sens du bien commun authentique et la facilité avec laquelle ce dernier est sacrifié, la désacralisation de tout ne sont le signe d’une profonde blessure. L’homme ne peut vivre ni se comprendre sans amour. Jésus nous a communiqué l’amour et nous invite à vivre d’amour. Il nous invite à croître en humanité, à donner priorité absolue aux valeurs de l’esprit, à nous transformer en « hommes nouveaux », reconnaissant et acceptant de plus en plus la présence de Dieu dans notre vie, la présence d’un Dieu qui est Amour ; d’un Père qui aime chacun de nous de toute éternité, qui nous a créés par amour et qui nous a aimés jusqu’à livrer son Fils unique pour le pardon de nos péchés, pour nous réconcilier avec Lui, pour vivre avec Lui une communion d’amour qui ne finira jamais. AMEN

Abbé Frédéric VIADENOU

Publié le 6 mai 2010.

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