Méditation du Jeudi 5 Mai 2011

Lecture : Actes des Apôtres 5, 27-33 ; Evangile : Jean 3, 31-36

« Il faut obéir à Dieu. »

Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, nous sommes toujours dans la joie pascale et la liturgie de la parole de ce jour invite à l’obéissance à Dieu et au témoignage du Ressuscité. Pierre fait une relecture du dessein de salut de Dieu sur l’humanité : par Jésus-Christ, Dieu nous remet nos péchés et, de surcroît, il nous donne de pouvoir nous convertir. Ce don est gratuit mais il se fait dans un cadre. Pierre est très explicite sur ce point, lui qui commence son discours par « Il faut obéir à Dieu », et qui le termine par « L’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent ». Dans le contexte, cette injonction est adressée au sanhédrin, c’est-à-dire à des gens qui ont l’autorité et le pouvoir religieux. Elle est une ultime mise en demeure qui leur est adressée, de se positionner clairement par rapport au Dieu Sauveur.
L’indication de Pierre que le salut implique l’obéissance prend tout son poids, car s’engager dans la voie de l’obéissance, c’est renoncer au pouvoir.

La question nous est évidemment posée à nous aussi et, ce soir, elle nous vient accompagnée de l’évangile de saint Jean. C’est-à-dire qu’elle est liée à la notion de témoignage. Le témoignage apparaît sous un jour nouveau. Jusqu’à la résurrection, la valeur du témoignage était évaluée selon les Écritures. Elles s’étaient révélées comme le critère ultime de vérité. Or en écoutant la première lecture, nous entendons que l’Esprit Saint est le fondement des témoignages : «  Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint », dit Pierre. Cela veut dire que depuis que Christ est ressuscité, nous avons accès au principe même des Écritures. Pour le dire avec les mots de saint Jean, le Verbe s’est fait chair. De l’Écriture a jailli la Parole, donnée dans le souffle de l’Esprit. À nous de l’accueillir.

Or accueillir l’Esprit Saint, c’est accueillir la vie divine dont le Père investit pleinement le Fils.

L’obéissance et le don rythment donc le mouvement de la vie éternelle. Et la condition pour recevoir le don de la vie filiale est la foi au Fils dans le don et l’obéissance de toute la vie.

Père Janvier AZONHAHIN

Publié le 5 mai 2011.

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