Méditation du Jeudi 30 Juin 2011

Lecture : Genèse 22, 1-13.15-19 ;
Evangile : Mathieu9, 1-8

« Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »

Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, la liturgie de la parole de ce jour nous rappelle que c’est la foi qui sauve.

La première lecture nous présente le sacrifice d’Isaac. Ce texte nous invite à voir plus loin et plus haut, l’exemple d’une foi sans faille. Dieu met à l’épreuve ses amis pour que leur foi grandisse. Il réserve ses dons les plus grands à ceux qui restent fidèles alors que tout espoir est perdu. « Confiance, mon fils ». La première action de Jésus consiste à distinguer le paralytique du groupe, à l’inviter à un rapport personnel avec lui. Jésus lui manifeste cette alliance particulière par le pardon de ses péchés. Cette absolution est originale. En rendant pur un paralysé, Jésus ébranle la conception commune que péché et infirmité vont de pair. En différant la guérison, Jésus montre que la justice de l’âme n’est pas incompatible avec l’infirmité du corps. Il montre que les croyances traditionnelles de son temps ne sont pas toujours ajustées.

Nous savions cela, nous le savons parce que Jésus nous l’appris. Mais cet évangile réveille peut-être une autre association, très proche : celle de la culpabilité et de la maladie. Nos culpabilités paralysent fréquemment notre vie de foi dans des attitudes convenues. Pour éviter de les affronter, nous renonçons souvent à la vie, nous évitons d’approfondir la cohérence du mystère du dessein de Dieu sur nos vies ou encore nous nous rassurons dans une soumission servile à diverses croyances traditionnelles. Nous ressemblons alors au groupe indistinct et muet des porteurs du paralytique.

Le Seigneur nous appelle alors : « confiance, mon fils ». Dans cette interpellation, Jésus nous fait la grâce d’une foi débarrassée de toute culpabilité, d’une foi qui voit plus loin que la limite de nos connaissances, d’un élan qui ose accueillir le Seigneur comme il se révèle : notre sauveur, tout simplement et radicalement. Saisissons cette grâce et donnons au Seigneur la joie de nous voir habités d’une foi authentique et pure, une foi qui fait grandir, une foi qui rend gloire à Dieu. Disons-nous aussi que notre foi, si petite soit-elle, peut amener Dieu à réaliser des merveilles pour nous-mêmes et pour d’autres personnes si nous le voulons.

Père Janvier AZONHAHIN

Publié le 30 juin 2011.

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