Méditation du Jeudi 3 Novembre 2011

1re lecture : Romains 14, 7-12 ; Evangile : Luc 15, 1-10

« Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, la liturgie de la parole de ce jour nous invite à l’attention aux plus fragiles et à la conversion.

Saint Paul dans la première lecture nous appelle à ne pas dédaigner les plus fragiles. Il appelle à des relations exemplaires entre « forts », c’est-à-dire ceux qui sont solides dans la foi, les anciens convertis, et les « faibles », c’est-à-dire ceux qui sont fragiles. Celui qui a surmonté les préjugés doit respecter la conscience d’autrui. Chacun sacrifiera son propre goût lorsque c’est nécessaire pour le bien commun. Les mêmes difficultés se présentent aujourd’hui quand des chrétiens différents de culture et de race doivent vivre côte à côte.

Saint Luc nous présente la parabole de la brebis perdue et de la drachme perdue. Bien que, selon la logique du calcul, le berger et la femme aient perdu peu, et qu’ils pourraient se consoler en pensant aux quatre-vingt-dix-neuf brebis ou aux neuf drachmes qui leur restent, il n’y a rien à faire : oubliant ce qu’ils possèdent, ils ne pensent qu’à chercher ce qui est perdu.

Chacun de nous est comme la brebis perdue de la parabole de Jésus. Cependant Jésus nous aime malgré nos péchés qui nous éloignent de lui. Il nous tend la main ! Osons saisir sa main et sortir du gouffre du péché. Cela demande des sacrifices : la prière, le jeûne, renoncer à soi-même et prendre sa croix pour être disciple de Jésus. C’est une expérience de la miséricorde divine qui devrait aussi nous rendre miséricordieux. Nous avons été blessé par d’autres, nous avons souffert de l’injustice, nous avons été froissé par d’autres, nous subissons la méchanceté gratuite, la méfiance…Pourrions-nous leur pardonner ces fautes ? Oui, car celui qui a expérimenté la miséricorde de Dieu ne peut que la partager à ses frères et sœurs.

Aujourd’hui, dans les grandes villes, l’Eglise semble n’avoir gardé qu’une seule brebis. Ne faut-il pas qu’elle sorte dans la campagne pour aller à la recherche des quatre-vingt-dix-neuf qui ne sont pas perdues ?

Demandons la grâce de recevoir le pardon de Dieu et d’apprendre à pardonner à nos frères et sœurs.

Père Janvier AZONHAHIN

Publié le 3 novembre 2011.

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