Méditation du Jeudi 29 Octobre 2009

L’Evangéliste Saint Luc nous rappelle une fois encore que Jésus monte résolument vers Jérusalem et les mots utilisés par le Christ pour répondre à ces pharisiens hypocrites qui font semblant de vouloir son bien, attestent combien il se désole de leur incrédulité. Admirons le courage et la détermination du Christ ici. Saint Paul aura bien raison de dire que rien ne pourra nous séparer de l’amour de ce Christ qui aura donné l’exemple parfait d’une vie volontairement sacrifiée pour le bonheur des autres. La détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, le supplice ; rien ne devrait attiédir notre sequela christi. L’Apôtre des gentils rendait ainsi témoignage à la détermination avec laquelle Jésus avait pris la route vers Jérusalem où il mourra. Sa mission de sauver le monde au prix de sa vie ne pouvait donc échouer à cause de la peur. Comme bien d’autres prophètes qui n’ont pas craint de sacrifier leur vie pour la vérité, - ceux là qu’on a maltraités et rejetés- Jésus nous donne en ce jour l’exemple du témoin fidèle qui ne recule devant aucun obstacle.

Remarquons par ailleurs avec quelle charge émotionnelle Jésus exprime sa désolation face au refus de ses compatriotes d’accepter l’unité de vie dans la foi qu’il leur proposait. « J’ai voulu vous rassembler, et vous n’avez pas voulu ! » Le maître semble avoir joué de tous ses atouts, mais la plus grande preuve d’amour se concrétisera à Jérusalem. Pour nous chrétiens, l’évangile de ce jour constitue un appel et un avertissement de Jésus qui nous rappelle que quiconque se désolidarise de Dieu va à sa perte certaine. Il perdrait ainsi dans sa vie la présence du Christ qui rassure et conduit vers la Jérusalem céleste. Essayons à chaque instant de notre vie d’évaluer et de comprendre le sens de son amour gratuit pour nous et vivons-en.

Abbé Agapit GBEGNON

Publié le 29 octobre 2009.

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