Lecture : Romains 8, 31-39 ; Evangile : Luc 13, 31-35
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le supplice ? ». »
Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, la liturgie de la parole de ce jour nous invite à vivre le bonheur d’être à Jésus dans l’inestimable amour de Dieu.
Saint Paul nous montre que rien n’arrive dans le monde, dans notre famille, dans notre vie, simplement par hasard ou parce qu’il était écrit que cela devait arriver mais c’est la providence du Père qui couvre les événements de notre vie. Il pense au mal qui nous entoure et parfois nous entraîne. Il pense au jugement où l’accusateur, l’esprit du mal, nous rappellera toutes les fautes que nous avons commises. Il pense aux remords qui troublent notre conscience et notre existence. Rien de tout cela n’est plus fort que l’amour du Christ. Le croyant ne doit, ni craindre ses fautes répétées, ni douter de l’amour de Dieu.
Mais dans le quotidien de notre vie aujourd’hui, est ce que la détresse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, le supplice et même des choses de moindre importance ne nous séparent pas de l’amour du Christ ? Ne nous arrive-t-il pas souvent et même très souvent de douter de l’amour du Christ ou de préférer l’amour d’autres choses ou d’autres maîtres à l’amour du Christ qui a donné sa vie en rançon pour nos péchés ?
Les pharisiens formaient l’élite religieuse en Israël mais n’ont jamais bien accueilli Jésus. Dans cette page d’évangile, ils semblent lui donner un conseil amical, celui de partir sans tarder pour échapper à une menace de mort. Est-ce un avis bien intentionné ou un rapport intéressé ? Ils refusent le Christ. Aujourd’hui encore, souvent inconsciemment, nous repoussons encore le Christ, parce que nous ne savons pas le reconnaître. Ce refus parce que Jésus cherche à rassembler, à la manière d’une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes. Mais les hommes, divisés par le péché, ne veulent pas perdre leur individualisme, leur « chacun pour soi » Jésus semble avoir épuisé tous les moyens possibles, sans parvenir à vaincre le refus des hommes. Il décide donc de s’écarter de ce peuple, mais avec l’espérance d’un retour : lorsque leur cœur changera et qu’ils seront capables de proclamer : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur
Père Janvier AZONHAHIN