
Frères et sœurs en Christ,
Chers amis,
Dieu est un Bon Père qui exauce ses enfants et sa grâce rend possible ce qui surpasse les forces de ses enfants. C’est dire donc que nos propres efforts ne valent rien sans le secours du Dieu qui vient à notre secours et nous assiste dans nos combats. Esther, cette brave femme, se tourne résolument vers Dieu son unique et ultime recours. Sa prière, tout en étant l’expression de sa détresse intérieure et de son profond désespoir, traduit son humilité et son abandon total à Dieu. Esther place son destin entre les mains du Dieu d’Israël, qu’elle proclame être le seul véritable Roi d’Israël, avant de le nommer "Roi des dieux", au dessus de toute divinité. Dans sa prière, Esther invite Dieu à changer le cœur de ce roi des Perses, ce roi terrestre qui avait été poussé par quelques uns de ses conseillers à signer un décret contre les Juifs. Dieu seul peut retourner le cœur de ce roi en faveur de son peuple Israël et favoriser ainsi la chute et l’anéantissement de tous ceux qui lui veulent du mal.
Nous comprenons alors l’insistance de Jésus sur la prière dans l’évangile « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte ». Lorsque vous avez l’assurance de trouver ce que vous cherchez, cela vous dispose un tant soi peu à vite l’obtenir. Et rien ne sert de frapper si personne ne vient ouvrir, or nous avons déjà cette assurance que ce sera ouvert dès que nous frapperons. Alors pourquoi tarder à frapper et à chercher ? " Demandez et vous recevrez. Demandez par les prières que vous ferez jour et nuit, cherchez par vos efforts et par votre travail. Le don de Dieu ne s’accorde donc pas à ceux qui ne font rien pour l’obtenir. Frappez donc par la prière, par les jeûnes, et par les aumônes par ce temps de carême. Car de même que celui qui frappe à une porte, non-seulement élève la voix pour se faire entendre, mais encore frappe de la main, ainsi celui qui fait des bonnes œuvres, frappe par ces bonnes œuvres elles-mêmes. Mais vous me direz peut-être : Ce que je demande, c’est de savoir ce que je dois faire, et la grâce de le faire ; comment donc puis-je le faire avant d’avoir reçu cette grâce ? Faîtes d’abord ce que vous pouvez, afin de pouvoir plus encore ; pratiquez ce que vous savez, pour savoir encore davantage. Demandons par la foi, cherchons par l’espérance, frappons par la charité.
Dieu en bon Père nous donnera ce dont nous avons besoin. De quoi avez-vous besoin ? Du pain ? Figure du Verbe qui nous donne la connaissance du Père et non de pierre symbole de tout mensonge qui devient pour l’âme une pierre de scandale. De poisson ? Figure du Christ en qui nous devons croire ? Et non de serpent, le démon lui-même. Et saint Luc d’ajouter une troisième figure, l’œuf, espérance de l’animal qui doit en sortir, et qui est ici le symbole de l’espérance chrétienne. A l’espérance, saint Luc oppose le scorpion, c’est-à-dire le désespoir qui blesse par derrière, comme le scorpion. Que nos prières s’accompagnent de bonnes œuvres. Nous connaissons toute la loi et les prophètes. Faisons donc à autrui ce que nous voulons que l’on sous fasse. Voilà l’abrégé de tous les commandements de la loi et des prophètes disséminés dans les saintes Écritures. Nous ne serons donc pas excusables d’avoir été mauvais sur le parcours existentiel. Que l’Esprit-Saint nous donne de la ferveur et de la persévérance dans la prière et dans les bonnes œuvres !