Lecture : Thessaloniciens 3, 7-13 ; Evangile : Mathieu 24, 42-51
« Veillez, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra…. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, la liturgie de la parole de ce jour où nous faisons mémoire de saint Louis de France, nous invite à la constance dans la foi et dans l’amour, et à la vigilance pour le jour du Seigneur. Dans la première lecture, saint Paul au cœur de ses inquiétudes, exhorte les Thessaloniciens à ce que l’amour se manifeste d’abord à l’intérieur de la communauté, et ensuite il peut s’étendre à tous les hommes pour que le Seigneur fasse grandir l’amour qu’ils ont les uns pour les autres et pour tous. Il admire avec enthousiasme leur foi constante et rend grâce au Seigneur Ainsi il confie les nouveaux baptisés à la grâce de Dieu, laquelle ne supprime ni la liberté des convertis, ni l’œuvre du tentateur dans le monde. Et nous « Paul » d’aujourd’hui ? Alors que saint Paul invite les Thessaloniciens à l’espérance, l’attente du jour béni, Jésus apprend à ses disciples à attendre le jour de son retour. Jésus nous invite dans un monde où les portes sont ouvertes pour proposer un bonheur artificiel où l’homme est invité à profiter de la vie sans aucune référence ni à Dieu ni à ses principes de vie, à apporter l’espérance et par conséquent donner un sens à la vie. Veiller ici, n’est-ce pas faire son travail avec amour et vivre son existence ordinaire dans la perspective de rendre compte un jour ? N’est-ce pas laisser l’extraordinaire à Dieu et vivre l’ordinaire au quotidien en famille, au service, à l’école, au champ, dans le bus……. ?
Père Janvier AZONHAHIN